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Les services numériques aux patients : quelles difficultés ? Quelles solutions ?

Messages

Par Hélène SOL le 25/10/2018 à 18:21 Animateur de groupes

Lors des dernières JNNS du 25/09/2018, nous avons pu initier quelques pistes de réflexion sur les services numériques à offrir aux patients.

En voici le résumé.

Nous comptons sur vous pour enrichir le débat et nous faire part de votre avis, votre expérience et vos idées !

Merci à vous.

Services aux patients, starter de réflexion

1/ Difficultés rencontrées

• Ne pas accentuer la fracture numérique existante chez les patients

• La multiplication des accès aux données pour les patients

• Positionner les services aux patients au bon niveau : établissement ou outils régionaux ?

• Comment prioriser les services à offrir aux patients ?

• Certains services (pour les patients « nationaux ») sont inutilisés

• Les services offerts par l’établissement sont peu visibles et peu connus

• Les services offerts aux patients ne sont pas compatibles avec les App’s et objets connectés

2/ Solutions envisagées

• Sensibiliser les patients, aidants et entourage aux services qui leur sont offerts

• Conserver des services non numériques équivalents

• Déployer des outils comme FranceConnect pour limiter les créations de comptes

• Intégrer les services aux patients de la structure dans l’espace numérique du patient

• Prendre connaissance des services offerts aux patients dans la région pour éviter les redondances

• Prioriser les services de préadmission qui ont le plus d’impact sur le circuit du patient

• Faire s’exprimer les patients sur leurs attentes pour prioriser

• Développer des interfaces personnalisables par le patient

• Ne pas limiter les services aux patients chroniques

• Impliquer les libéraux du territoire dans la mise en place de ces services

Par Thérèse PSIUK le 25/10/2018 à 18:35 Animateur de groupes

Bonjour Hélène et merci pour ton initiative ; il existe à l’heure actuelle des portails patients ; certains sont même capables de donner des conseils personnalisés en fonction des informations rentrées et validées par le patient (je pense à avitaam créé par un médecin hospitalier et un médecin généraliste ) ... ces portails patients semblent se développer de plus en plus avec une réflexion sur l’interoperabilité avec les autres outils numériques (DPI)...

Par Hélène SOL le 25/10/2018 à 18:41 Animateur de groupes

Merci Thérèse !

Belle initiative en effet :

https://www.aviitam.com/

Par Thierry MORVAN le 26/10/2018 à 08:19 Animateur de groupes

Fracture numérique et santé

Ne pas accentuer la fracture Numérique

La couverture nationale sanitaire numérique doit-elle prendre en compte les constats de cet isolement numérique. Faut-il l’aborder ou l’ignorer dans tes questionnements? Je l’aborde au risque d’être hors sujet.L’Esperance de vie par niveau économique mis en évidence par l’Insee en 2018, met en évidence un écart de 13 ans entre les plus aisés et le plus modeste. Est-ce le rôle de la prévention ou les conditions de vie ? La prévention et le dépistage sont des pratiques beaucoup moins répandues parmi les personnes les plus pauvres, contribuant à creuser encore l'écart entre elles et le reste de la population. (Thibaut De Saint Pol)

Pour lancer le fil de discussion sur la fracture numérique française. Comment envisager la réduction des inégalités, en sériant celles-ci selon qu’il s’agisse d’inégalités populationnelles, sociétales, d’accès, d’usages ou de contenus. Elles semblent pouvoir être narrée sur trois axes et on y retrouve certains parallèles avec la fracture sociale :

1. Le volet populationnel

2. Le volet outil

3. Inégalités régionales : accès aux TIC et débit

Un point non traité dans ce post, mais qui semble pris en compte par le régalien, la nécessité de diffusion nationale des TIC avec réduction des inégalités régionales encore présentes aujourd’hui et la diffusion du haut débit. Certaines obligations comme la dématérialisation des déclarations de revenus, ont jusqu’à lors pris en compte cette fracture, en obligeant uniquement les foyers dont le revenu fiscal de référence de 2015 dépassait 28 000 €, en 2018 ce sont tous les ménages dont le revenu fiscal de référence de 2016 dépassait 15 000 € qui sont concernés.

Volet populationnel

Difficile d’imaginer aujourd’hui de mettre un terme définitif à cette fracture, la réduire me semble possible. La pauvreté touche aujourd’hui toutes les tranches d’âge chez les actifs, mais aussi chez les retraités. Peut-on scinder les populations de la sorte ;

· La population du troisième et quatrième âge non-geek

· Les populations touchées par la pauvreté absolue (ménages sous le seuil de pauvreté : la moitié des personnes pauvres avec un niveau de vie inférieur à 707 euros) à différencier de la pauvreté relative.

· Problématique ethnique et d’illettrisme:

o compréhension de la langue

o L’illettrisme toucherai en France une population non négligeable

Dans le cadre de la population nécessiteuse, les minima sociaux atténuent la pauvreté. Au même titre que le RMI, la CMU, la CMUM ou autre, peut-on imaginer une création et d’’un Accès à Minima par forfait gratuit numérique limité aux divers portails prérequis de la vie courante : Accès Minimal Numérique ANN.

Pour les populations non-geek (surtout troisième et quatrième âge), certains accès pourraient être simplifié. Cela rejoint un des points que tu évoques sur les services aux patients et c’est pour cela que je ne développerais pas dans ce post

Volet outils

Ce volet est calqué sur le volet populationnel pour les presque mêmes causes. On distinguera trois typologies d’outils, ceux destinés uniquement à la consultation, ceux destinés à la consultation et à la production et les objets connectés avec leurs transversalités (monitorage, télésuivie, et notifications sur IA avec alertes, ETP……)

Comment envisager aujourd’hui la couverture nationale en outils numériques. Là je cale.

Une seule idée me vient à l’esprit, au vu du nombre de renouvellements de poste de travail et de tablettes numériques mis au rebu, peut-on imaginer l’Emmaüs du numérique ?

A ce jour je ne pense pas que le régalien s’investirait sur cet axe. Certaines associations le font déjà , mais trop peu pour couvrir le national, et qu’en bien même cette population n’a pas les moyens pour l’indispensable ils leurs manquera l’abonnement .

En conclusion

Comment imaginer réduire cette fracture numérique dans le cas présent en santé :

· Création nationale d’un accès minimal à certains foyers

· Mise à disposition d’outils à cette même population

· Couverture absolue nationale des TIC

·

A nos collègues du médico-social ont peut-être des REX intéressantes à nous relater sur ces différentes perspectives .

Par Hélène SOL le 26/10/2018 à 10:00 Animateur de groupes

Merci +++ Thierry pour cet éclairage complet, ce sujet de fracture numérique est en effet prégnant. Cela doit intégrer nos réflexions.

Par Alain LIVARTOWSKI le 01/11/2018 à 17:46 Animateur de groupes

Je comprends la problématique mais est-ce vraiment le problème ?

La fracture numérique n'est peut-être pas la plus profonde au regard d'autres plus difficiles à contrer et à corrgier ; je ne suis pas certain que le numérique aggrave les multipes fractures, les polytraumatisés de la vie ; j'ai même la conviction qu'elle peut réduire les autres ; et si c'était le cas, il faudrait tout faire pour accélérer sa diffusion.

Les autres fractures auxquelles je pense sont, et la liste n'est pas exhaustive : fracture linguistique, fracture culturelle, fracture sociale, fracture géographique, technologique, administrative et bureaucratique, fracture sanitaire, d'accès aux soins, à la prévention.

Si nous réfléchissons territoire, l'internet est une chance plus qu'un obstacle et alors, peut-être, le numérique peut réduire ces multiples fractures.

Vous comprennez que je penche pour diffuser le numérique le plus possible ; j'y mettrais une condition : le numérique ne pourra jamais et ne devra jamais remplacer l'humain. Il doit accompagner, aider, soulager, être un complément mais jamais le remplacer.

Alain

PS : j'essaye de préparer deux diapos pour le prochain collège

Par Thierry MORVAN le 01/11/2018 à 17:52 Animateur de groupes

Salut Hélène, salut Alain

La présentation d'Hélène est très vaste, je souhaitais échanger avec elle mais nous avons eu du mal à nous joindre.

La fracture numérique est un des éléments de sa présentation, sans plus, je me demande dans quelle mesure ; la segmentation de son approche , permettrait de mieux cerner les problématiques.

Je pensais aborder ce qui me semblait un autre thème sur son sujet , mais je suis un peu sous l'eau

Amitiés

Par Thérèse PSIUK le 01/11/2018 à 18:55 Animateur de groupes

Tout à fait ok avec toi Alain je suis également très favorable pour le développement du numérique ; l’humain est complémentaire et il faudrait en parler dans toutes nos réflexions sur le numérique; pour que la relation soignant soignée soit positive il faut avant tout que le numérique soit bien ressentie comme une aide par les soignants: anticipation pour une diminution de la charge mentale; gain de temps, synthèses rapides à écrire et à lire etc...

Par Hélène SOL le 07/11/2018 à 10:46 Animateur de groupes

Bonjour, Merci à Thérèse, Thierry, Alain d'entretenir le débat.

Je propose à chaque lecteur donner son avis afin que le patient accède facilement aux services numériques que nous pouvons lui proposer.

Vous pouvez vous référer au premier message de cette discution qui fait un premier état des lieux des difficultés et des solutions.

Par Philippe MANET le 03/04/2019 à 15:33 Animateur de groupes
la position que l'ANAP a défendue en vue de l'élaboration de la politique numérique en appui à la politique de santé 2022, c'est que les outils numériques peuvent réduire la fracture sociale, à une condition fondamentale : c'est que les plus fragiles disposent d'un accompagnement. Sinon, on aura effectivement une aggravation via une fracture numérique qui viendra s'ajouter aux autres.
Par Philippe MANET le 03/04/2019 à 15:38 Animateur de groupes

maintenant, comme le dit Thierry, ne nous focalisons pas sur ce sujet de la fracture numérique. Le nouveau domaine D7 "services numériques aux patients" du dispositif Hop'En va déclencher un nouvel interet pour ce theme. Il y a donc urgence à discuter des perspectives et des difficultés rencontrées.

Par Francois Dufossez le 03/04/2019 à 16:00 Animateur de groupes

Bonjour à tous

J'explore un côté pratique comme je l'avais dit au cours de notre réunion du 21 mars. Je viens de réunir les utilisateurs et l'ARS haut de France sur le projet ETAPES qui avance à grand pas. ETAPES est réellement un outil qui relie le patient, le médecin et son prestataire à travers des plateformes.

Le souci c'est que la plupart des contrats présentés sont illégaux au niveau de la RGPD et le sous traitant en profite dans le contrat pour transférer de manière illégale au patient et au médecin sa responsabilité propre. Donc le travail que l'ARS a accepté, c'est de relire tous les contrats avec nous et le DPO de l'Agence pour approuver ou non les contrats, demander des modifications et apporter un climat de confiance pour les plateformes.

ETAPES est un moyen de réduire cette fracture à mon sens car cela apporte un réel service au patient qui fait l'effort de se connecter, notre boulot c'est de proposer aux acteurs des solutions vérifiées en amont, chacun étant libre de choisir ensuite. Ce boulot de clarification des contrats est nécessaire car ce n'est ni aux médecins, ni aux patients de prendre des risques. La confiance c'est le meilleur moyen pour rendre sûr les outils.

J'avais proposé cette piste le 21 mars, car certaines régions ont entammé le projet ETAPES avec des fournisseurs comme MyDiabby alors que le contrat de cette société ne peut pas être signé en l'état car une des clauses est illégale. Du coup sur Haut de France on va tenter de clarifier les contrats avec le DPO ARS qui n'avait pas été sollicité (comme partout ailleurs en France) et inciter à travers peut être un retour ANAP sur le sujet.

Qu'en pensez vous ? Reduire la fracture c'est peut être aussi installer la confiance dans les outils.

Bien à vous

Par Laurent SANCHEZ le 03/04/2019 à 17:48

Bonjour à tous,

Pour avoir rencontré plusieurs fois Aviitam, je ne suis pas convaincu par la solution, qui sur de trop nombreux points fera double emploi avec un DMP qui va forcément monter en puissance... De plus, ils n'ont aucun modèle économique viable...

Concernant les services numériques à fournir aux patients, ne faudrait-il pas différencier les éléments purement médicaux des éléments "hôteliers"?

La multiplicité des outils nuit forcément à l'utilisation. Je suis en relative bonne santé et pourtant j'ai déjà de multiples accès sur des outils tous différents : accès à mes résultats de radiologie vers mon domicile, résultats de biologie, accès à un outil d'une clinique pour une intervention, à un outil du chu de Montpellier pour une IRM....

Ne serait-il pas plus facile d'avoir un seul outil (régional?) pour tout ce qui est données de santé (connecté au DMP?) et ne garder des services numériques rattachés aux établissements que pour tout ce qui est hôtelier?

Anonyme
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