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Facteurs-clé de succès
  • Pour la structure demandeuse :

    La mise en œuvre d’une coopération de type « renforcement du temps médical » nécessite de la part de la structure demandeuse de travailler à l’homogénéisation des protocoles de demande d’examen pour l’ensemble des spécialités. En effet, l’intervention d’un partenaire effecteur doit se faire dans un dialogue avec les autres radiologues concernés, et notamment un dialogue médical autour des pratiques professionnelles.

    Les bénéfices secondaires du renforcement de l’équipe radiologique peuvent être de nature différente :

  • Extension des activités et des compétences d’interprétation sur site

  • Développement et renforcement des coopérations entre établissement demandeur et effecteur et fluidification des filières de prise en charge

  • Fluidification des relations à l’intérieur d’une filière par l’intermédiaire du radiologue (accès aux spécialistes sur le site de référence)

  • Pour la structure effectrice :

  • Afin d’assurer un « service de qualité » de la part des radiologues effecteurs, qu’ils soient issus de structures publiques ou privées, il est important que ceux-ci s’engagent sur une présence en continu (si possible 52 semaines par an). En effet, le renforcement du temps médical ne doit pas être considéré comme une variable d’ajustement de l’activité de la structure effectrice.

  • Pour faciliter le fonctionnement du service demandeur, les radiologues effecteurs doivent être capables d’anticiper la communication de leur planning de présence, car c’est cette anticipation qui permettra au site de demandeur de réaliser une programmation « sereine » et efficace de ses activités, et d’utiliser « au mieux » les compétences et le temps de présence des radiologues effecteurs.

  • Aussi, il est important de noter que la séniorité des radiologues effecteurs est un élément-clé dans la réussite du dispositif, notamment lorsque la structure d’accueil est dépourvue d’un chef de service senior et reconnu par les cliniciens demandeurs. En effet, la mise à disposition par la structure effectrice de ressources juniors peut s’avérer un échec, car ceux-ci ont souvent besoin d’un référent local, plus senior, permettant de les appuyer dans leurs relations avec les cliniciens. En outre, un radiologue senior peut établir une relation d’égal à égal avec les cliniciens demandeurs.

  • La réussite de la coopération passe également par la qualité des liens que les radiologues effecteurs pourront établir avec les cliniciens demandeurs. Leur participation à l’activité de la structure demandeuse sera d’autant plus appréciée et porteuse de sens, qu’elle s’inscrira dans le cadre d’une vraie « filière ». A cette fin, il est indispensable que les radiologues effecteurs se rendent disponibles sur leur temps de présence pour échanger avec les cliniciens demandeurs et leur apporter une aide au diagnostic. Leur participation à la vie des services et de l’établissement (exemple : participation aux staffs, aux RCP en oncologie, aux staffs d’organe) peut être un vrai catalyseur pour la coopération.

  • Afin de diminuer la fréquence, et donc la potentielle pénibilité des déplacements, il est important, pour la structure effectrice, d’impliquer le plus grand nombre de radiologues. Quoiqu’il en soit, on observe une « barrière psychologique » et une réticence aux déplacements, dès lors que le site d’accueil est à plus 45 minutes ou une heure du site de départ des radiologues (sans parler des questions de défraiement des transports et des repas pris à l’extérieur…)

    La réussite de ce type de coopérations passe également par l’engagement de la structure effectrice dans le plan de continuité de l’activité et la permanence des soins. En effet, l’inscription des radiologues effecteurs dans l’activité de l’établissement demandeur dans son ensemble, facilite le dialogue et le travail entre les différents acteurs.

Points de vigilance
  • L’absence totale de temps médical séniorisé sur le site demandeur laisse la place à une organisation différente de chaque plage par le radiologue qui l’assure. Ces organisations « radiologue-dépendantes » mettent le site demandeur en difficulté : absence d’harmonisation des pratiques, absence de management médical, pas de lien entre les radiologues, etc.

  • Dans le cas où ce type de coopérations est mis en œuvre, il est important de prévoir l’organisation de la prise en charge des urgences internes ou des « rajouts ». En effet, la surspécialisation de certains radiologues effecteurs ou un pas de programmation trop serré peuvent être un frein à la prise en charge des examens non prévus

  • Lorsqu’il est fait recours à une présence extérieure spécialisée, avec des plages identifiées dans la journée, il faut un travail de définition et d’organisation des modalités de prise en charge des urgences dans le flux de patients

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