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Elise MORICHON

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Enjeux

Le volet logistique d’un projet de télémédecine n’est pas à négliger. Il est à apprécier selon les actes qui seront mobilisés. Cette fiche n’aborde pas le matériel nécessaire à la tenue de télé-expertises étant donné qu’un matériel informatique standard couvre les besoins. Elle écarte également l’acte de télésurveillance qui a recours à un matériel spécifique et varié selon les besoins. Concernant les actes de téléconsultation et téléassistance par contre, il s’agira d’installer les matériels permettant la couverture des services nécessaires à la prise en charge des patients. Le choix des outils doit conduire à minimiser l’impact de la distance géographique entre les acteurs sur la prise en charge en offrant des conditions équivalentes à celles qui peuvent être assurées en présentiel. Cela conditionne l’acceptation de cette modalité de prise en charge par le patient et le professionnel de santé.

Principales actions à mener

  • Définir les prérequis techniques au déploiement, notamment en termes de réseau et locaux, et mener un audit au sein de chaque établissement/structure concerné pour identifier les actions à mener en amont. L’exercice de la télémédecine requiert une infrastructure réseau suffisante selon les usages (lecture d’images, synchronisation des échanges, visio-conférence, etc.). La gestion de ce réseau, tant pour sa qualité à l’entrée de l’établissement que pour son maillage au sein même de l’établissement relève de chaque structure.
  • Réaliser une étude d’implantation visant à définir les conditions opérationnelles dans lesquelles peut se dérouler la prise en charge des patients pour les actes de téléconsultation et téléassistance :
    • Possibilité de dédier une salle aux activités de télémédecine ou repli vers un équipement mobile. Dans tous les cas, le recours à la diffusion d’un son amplifié doit être possible dans le respect de la confidentialité des informations de santé relatives au patient ;
    • Capacité de la salle à accueillir un système de visioconférence et adaptations à prévoir pour en améliorer la qualité (positionnement de la caméra, qualité du son, couleur des murs, positionnement du ou des écrans par rapport au lit, etc.).
  • Choisir les équipements les plus adaptés répondant à un niveau d’exigence partagé.
  • Mener les travaux d’aménagement de la salle, d’acquisition et d’installation du matériel, de déploiement des logiciels.
  • Conduire les aspects logistiques du déploiement : procédures d’achat, organisation des formations, demande de cartes CPS, paramétrages, etc.

Les équipements peuvent être achetés directement par les établissements ou alors par le GCS qui leur rétrocède. De surcroît, au-delà de l’achat, les modalités de portage et de mise à disposition des équipements doivent être clarifi ées en prévision de la multiplication des projets de télémédecine. En effet, certaines applications sont communes à différents projets de télémédecine, ce qui présente une difficulté pour répartir leur amortissement sur les différentes structures.

Points de vigilance et recommandations

  • Tendre vers un dispositif limitant la distance géographique entre les acteurs sur la prise en charge : la télé-médecine est avant tout un acte de médecine ; la téléconsultation doit permett re la tenue dans les meilleures conditions possibles du colloque singulier entre le médecin et le patient. À ce titre, l’impact des outils permettant l’échange à distance sur le déroulement de la consultation doit être limité. Il en va de même pour la téléassistance. Les outils doivent donc donner au patient le sentiment d’une présence à ses côtés du professionnel distant. Cela nécessite donc :
    • Une résolution d’écran et un zoom optique de la caméra répondant aux nécessités médicales,
    • Un son fluide, ce qui constitue l'enjeu technique le plus critique,
    • Un temps dédié à l’introduction de la téléconsultation afin de gagner la confiance du patient (présentation du professionnel, présentation du système mis en place…),
    • Un indicateur clair du fonctionnement en cours du système (voyant rouge indiquant que la caméra est en fonctionnement) et une garantie de fermeture du système (interrupteur visible du patient).
  • Disposer d’équipements adaptés
    • Écran : avec une taille d’écran et une qualité d’image favorisant le sentiment de présence du professionnel auprès du patient,
    • Caméra : pilotable à distance, éventuellement manipulable par joystick, pour être plus intuitif,
    • Micro-son : sans déformation, sans décalage avec l’image et capable de véhiculer les sons dans les 2 sens simultanément (il n’est pas nécessaire d’attendre que l’interlocuteur ait terminé pour parler),
    • Consoles de visualisation des images : selon les standards des établissements disposant d’une imagerie médicale,
    • Il faut également prévoir les équipements nécessaires à la mise en place de la procédure dégradée en cas de panne (équipement de rechange, autres équipements…).
  • Prévoir une procédure permettant une vérification régulière et standardisée du matériel. Qu’elles soient découvertes ainsi ou à l’occasion d’une utilisation, les pannes doivent donner lieu à une procédure de gestion spécifique.
  • Envisager les aspects logistiques de manière à simplifier les procédures.
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Date de parution : 26/02/2017

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