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Démarche

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Ces dernières années, les établissements de santé ont largement entamé leurs processus d’informatisation. Après l’informatisation de la gestion administrative du patient, de la logistique administrative, des services médico-techniques, c’est la production de soin qui est actuellement en cours d’informatisation. De nombreux travaux, dont ceux de l’ANAP sur la mesure de la performance apportée par les leviers en système d’information (SI), montrent le gain potentiel de l’informatisation. De fait, on pourrait avancer que l’informatisation est partout déployée, car il persiste fort peu de machines à écrire. Pourtant, cette informatisation au coup par coup n’a habituellement pas suivi une logique globale, et des éléments de dossiers « papiers » persistent souvent. Dans ce document, nous ne traiterons que de l'informatisation des éléments liés directement à la prise en charge du patient. L’informatisation des hôpitaux concerne de nombreux autres domaines, comme la gestion du personnel, de la structure ou des achats. Bien que la logique soit essentiellement la même, ils ne seront pas évoqués dans ce travail.

Cette production a vocation à prouver que l’informatisation apporte un gain et une sécurité lorsqu’on a réellement abandonné tous les supports papier : nous appellerons ce processus, le passage au « zéro papier » (ZP). Il persiste longtemps des îlots, des services, qui n’abandonnent pas le papier, qui gardent des formulaires, des observations manuscrites et autres « bons à remplir ». Pour beaucoup, le recueil papier de notes personnelles, de « listes de travail » reste la facilité soit par habitude, soit pour des raisons d’ergonomie que le DPI n’a pas encore pu régler. À cela s’ajoute le fait que la dépendance avec des partenaires extérieurs non informatisés limite l’intérêt de l’informatisation interne de l’établissement.

Ce document se propose de montrer les gains, les obstacles, les craintes des acteurs, les problèmes juridiques posés par l’abandon du papier. Un établissement sans papier est inéluctable. Outre des raisons écologiques, la gestion de deux systèmes parallèles ne permet pas d’observer une diminution importante des coûts, particulièrement des coûts humains. Cette double gestion pose également des problèmes de sécurité des soins, car il faut sans cesse jongler de l’informatique au papier sans savoir où se trouve l’information juste et à jour. Enfin, elle pose des problèmes du partage de l’information entre tous les acteurs de soins, le dossier papier (ou les notes ou formulaires personnels) étant souvent mal transmis et peu consulté. En bref, le but du ZP est d’aller progressivement vers un dossier informatique, unique, complet, constamment à jour, adressable et consultable à l’extérieur, sécurisé et étant la seule référence pour tous les acteurs. Il sera démontré que le retour sur investissement (ROI) devient réellement positif lorsqu’on passe au ZP.

Enfin, ce document ne prétend pas offrir une démarche complète d’information totale d’un établissement. Pour chacune des nombreuses fonctions à informatiser, il a déjà été publié de nombreux documents, notamment sur le Centre de ressources. Presque tous les établissement ont déjà accompli une bonne partie du chemin. En identifiant les obstacles, en suggérant des pistes pour les contourner et en montrant des réussites, ce document offre aux responsables des arguments et des clés pour avancer dans une voie qu’on sait difficile, mais possible et profitable.

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Date de parution : 18/12/2017

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