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Démarche

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Objectif

Aider les établissements à identifier les pistes permettant d'assurer le passage au zéro papier dans le cadre du circuit transfusionnel (gestion des examens immuno hématologiques (IH), commande et délivrance de PSL, administration et suivi transfusionnel).

Pourquoi le zéro papier en transfusion

Gain en sécurité

La problématique est liée au fait que dans la plupart des établissements, les demandes de transfusion sanguine sont réalisées le plus souvent par fax (ceci afin d’en assurer l’horodatage).

Lors de la transmission d'informations, la saisie manuelle ou le recopiage sont des sources d'erreur majeures. La ressaisie est d'ailleurs interdite lors de la prescription de médicaments. Les non-conformités lors de la réalisation d'examens IH sont très souvent liées à des erreurs de recopie.

La meilleure sécurité est atteinte lorsqu'une information n'est saisie qu'une fois et transmise automatiquement par la suite. La procédure d'identitovigilance doit alors s'appliquer systématiquement et être répercutée dans l'ensemble du système.

L’informatisation du circuit transfusionnel permettra de sécuriser :

  • la prescription des RAI et la consultation des résultats,
  • l’horodatage de toutes les étapes de demandes et de livraison (aspect médico-légal),
  • la conformité des caractéristiques de la transfusion avec les paramètres du patient avant la réalisation,
  • la transmission et la traçabilité des poches de sang (n° de lot).

Gain en qualité

La transfusion est un acte complexe dans lequel la décision dépend de nombreuses contraintes et de paramètres multiples (situation clinique, antécédents, paramètres biologiques). Ces paramètres ne sont pas toujours maitrisés par les médecins prescripteurs.

Des systèmes informatiques gérant le workflow et le suivi des actions des différents protagonistes (prescripteur, service de soins, EFS, livreur, dispensateur) autour de l’acte de la transfusion sanguine permettront un gain en qualité important.

Gain en performance

Limiter la ressaisie permet un gain de temps direct pour les opérateurs aussi bien du côté de l’EFS que des établissements.

La diminution des erreurs de saisie et des imprécisions dans la prescription permet d'éviter les aller-retour de tubes et de poches de sang, les répétitions de prélèvements complémentaires, les demandes de correction et les pertes de temps afférentes.

De même, le système informatique gérant les alertes permettra un gain de temps patient dans l’acte transfusionnel, où parfois le temps est compté.

Le dossier transfusionnel

Élément important de la sécurité transfusionnelle et de rationalisation des examens IH, il comporte :

  • le facteur Rhésus du patient ;
  • l’historique de ses RAI ;
  • l'historique des examens IH du patient ;
  • l'historique des transfusions effectuées ;
  • les éventuelles réactions adverses ;
  • les éventuels événements impactants (grossesses, maladies immunisantes) ;
  • les protocoles spécifiques à certaines maladies (drépanocytose, etc.).

À l'heure actuelle, il est fragmenté, chaque acteur gardant une seule partie des éléments. Seules quelques régions arrivent à un vrai partage, moyennant une organisation locale.

Les obstacles au zéro papier en transfusion

Les échanges de messages électroniques

Dans l’idéal, un même logiciel entre établissements de santé et EFS facilitera, voire évitera les échanges de messages électroniques et les interfaces.

À noter que dernièrement, les EFS ont évolué pour accepter des accusés de réception électroniques en lieu et place des AR fax.

Le cas échéant, il existe une normalisation pour tous les échanges utilisables dans le domaine de la transfusion ; ces normes sont déjà anciennes pour la plupart.

Les jeux de données

Demande d'examens et résultats d'examens : utilisation des profils IHE-LAB-LTW. Il est souhaitable d'utiliser les profils correspondant à l'intégration des résultats dans le DMP. L'utilisation de HPRIM doit progressivement être abandonnée, mais offre l'intérêt dans l'immédiat d'une large implémentation.

En ce qui concerne les résultats, des jeux de données sont actuellement présentés par le CNI et à étudier.

L'ASIP-Santé recommande d'une façon générale l'expression des résultats dans la nomenclature LOINC. La convergence entre ces nomenclatures est à évaluer.

. Identités

La circulation de messages concernant la création et la modification d'identité des patients relève de la norme HL7 PID et des profils d'intégration IHA PAM PIX et PDQ, validés par l'ASIP et Interop'Santé.

La mise en place définitive d'un identifiant national devrait simplifier ces transactions. Dans l'attente, la connexion à des serveurs d'identité régionale est une solution raisonnable.

Prescription et délivrance

Il existe des normes d'échange AFNOR NF 97-530, 31, 32 et 36. Les EFS sont équipés pour utiliser ces normes.

Les ES ont le choix entre utiliser un Dossier Patient Informatisé (DPI) capable d'utiliser ces normes ou interfacer leur DPI avec un logiciel spécialisé en transfusion.

Dans tous les cas, la cible est que la prescription, la réception des produits et la transfusion se déroulent de façon transparente dans les interfaces usuelles des soignants (prescription multimodale, plan de soin).

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Date de parution : 18/12/2017

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