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Etienne MAUGET

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La logistique, pourquoi s’y intéresser ?

La logistique, une fonction clé pour les entreprises industrielles et de services

Les entreprises industrielles et de services ont étudié depuis longtemps leurs processus logistiques afin de les optimiser, considérant qu’il s’agissait d’un enjeu stratégique pour assurer un haut niveau de service aux clients et pour exploiter les gisements de productivité.

Dans un premier temps, les projets logistiques ont conduit à regrouper les espaces de stockage en un même lieu. Mais rapidement, l’évolution technologique a permis de développer des outils de pilotage de la fonction logistique, d’automatisation puis de robotisation de certaines fonctions. Ces possibilités nouvelles ont soutenu les regroupements d’entreprises cherchant à dépasser une taille critique pour raccourcir les délais d’approvisionnement et de livraison dans une logique de flux tendu.

Cette évolution a fait appel à de nouveaux métiers, véritables spécialistes de la logistique, consistant à analyser les processus et à apporter des solutions d’optimisation des flux logistiques associés.

Aujourd’hui, les professionnels de la logistique savent adapter leur organisation à la zone géographique à couvrir et à la nature des produits à gérer. Ils contribuent à libérer les autres collaborateurs de l’entreprise d’une majorité des tâches logistiques.

Le niveau de maturité du domaine est important, porté par des secteurs comme la grande distribution ou plus récemment des plateformes d’achats sur Internet. Ces organisations ont fait leurs preuves tant en matière d’efficacité d’approvisionnement que de maîtrise des coûts.

La logistique hospitalière, un domaine à fort enjeu…

Les gisements de productivité semblent exister aussi dans le secteur hospitalier. S’il reste des efforts à réaliser en matière d’achats par les établissements de santé (qui représente le deuxième poste de dépenses dans les établissements de santé après le personnel), l’enjeu est désormais d’optimiser la fonction logistique pour disposer d’un processus plus efficient depuis l’expression de besoins jusqu’à la mise à disposition du produit.

Mis en avant par le Secrétariat Général pour la Modernisation de l’Action Publique (aujourd’hui DITP), dans son document « Appui à l’optimisation des circuits d’approvisionnement des établissements de santé », la fonction logistique hospitalière représente un coût important pour les établissements de santé en grande partie lié aux effectifs.

En effet, le coût de fonctionnement des services centraux d’approvisionnement1 s’élève à plus d’un milliard d’euros dans les établissements publics de santé. La fonction approvisionnement central emploie près de 18 500 personnes dans les hôpitaux, dont plus d’un tiers à la Pharmacie à Usage Intérieur, ce qui représente 2 % des effectifs de la structure.

Dans un contexte de profonde transformation du système de santé, il est utile aujourd’hui de repenser la logistique hospitalière dans une logique d’amélioration de la qualité des soins, des conditions de travail des personnels et d’efficience, dans un contexte budgétaire tendu.

…mais dont la transformation reste à opérer

Pour autant, les établissements n’ont que rarement mis en œuvre des projets d’optimisation de la logistique, en particulier par son informatisation complète.

Des organisations de type « industrielles » ont été déployées dans certains établissements. Les résultats présentés au Colloque Safitech du Salon International Logistique2 montrent qu’elles ont permis aux établissements, dans un contexte budgétaire contraint et d’évolution des prises en charge structurante (réduction de la DMS, développement de l’ambulatoire, etc.) :

  • d’optimiser le niveau des stocks ;

  • d’améliorer la qualité du service rendu ;

  • de générer des économies ;

  • de dégager du temps de soignants.

Pour y parvenir, la plupart des expériences montrent que la mise en place d’un SI logistique cohérent est incontournable. Car, si chaque logiciel métier gère souvent directement la partie logistique qui le concerne, ce fonctionnement en silo ne peut pas permettre d’évoluer vers un fonctionnement optimisé centralisé, gage d’efficience et de réactivité. La réflexion « flux par flux » conduit à un foisonnement des applications traitant de la logistique, au détriment d’une approche globale de gestion des flux. En particulier, de nombreux outils métiers gèrent également la logistique qui leur est associée. Adopter une approche globale de l’informatisation de la gestion des flux logistiques nécessite de connaitre l’existant en matière de SI.

De plus, les circuits logistiques dépendent de responsabilités fonctionnelles et hiérarchiques différentes (DSI, direction technique, direction des achats, direction logistique, biomédical, pharmacie, etc.). La logistique est ainsi, par nature, une fonction hétérogène rendant complexe l’analyse de ses flux.

C’est pourquoi le système informatique peut représenter jusqu’à 25 % des investissements d’une plateforme logistique. Le projet d’informatisation est complexe, car il nécessite des compétences spécifiques rarement présentes dans les établissements de santé et un niveau important d’intégration et d’interopérabilité entre les logiciels métiers.

C’est à cette condition que les résultats attendus pourront être obtenus.

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Date de parution : 14/01/2020

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