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Cette section correspond au chapitre 2.1 de la production originale.

Introduction à la démarche d’urbanisation

La démarche d’urbanisation définit les grandes règles de construction et d’évolution du système d’information, ainsi que les normes et standards à utiliser. Elle permet d’élaborer les plans d’ensemble, les grandes masses et les éléments d’infrastructure générale ainsi que la façon dont ils s’articulent entre eux.

L’architecture est l’art de construire. Elle se positionne à un niveau de granularité plus fin. Elle travaille sur des ensembles cohérents dont elle assure la synchronisation des évolutions. L’architecture est au service des projets alors que l’urbanisation est au service des métiers.

Pour assurer ses missions, l’urbaniste du système d’information a besoin d’un outil qui lui permet de :

  • tracer la frontière des domaines fonctionnels par métier ;
  • positionner les applications propres à un domaine fonctionnel ainsi que les applications transverses ou communes à plusieurs domaines ;
  • visualiser les échanges d’information entre applications ;
  • visualiser les échanges d’information avec l’extérieur ;
  • apprécier l’impact des projets d’évolution du système d’information.

La cartographie est l’outil mis à la disposition de l’urbaniste du système d’information pour répondre à ces objectifs. Elle lui permet en effet :

  • de représenter l’architecture du système d’information actuel ;
  • de disposer d’un outil d’analyse d’impact des modifications à apporter au système existant, de la mise en oeuvre d’une nouvelle application ou d’un progiciel ;
  • de représenter l’architecture souhaitée en tant que système cible pour les années à venir ; de définir les informations utilisées par le système et de décrire leur comportement (états) ;
  • la vue « informationnelle » étant indépendante des organisations ;
  • de formaliser les flux d’information dans un contexte d’échange de données, informatisé ou non ;
  • de gérer de manière plus efficace les modifications d’organisation en liaison avec les évolutions du système d’information. d’améliorer l’architecture du système d’information, dont l’architecture applicative et l’architecture technique.

La cartographie permet aussi une meilleure prise en compte des évolutions du système d’information consécutives à l’alignement stratégique de l’établissement de santé sur les évolutions applicables de son environnement (loi, règlements, orientations politiques...).

Dans le contexte du projet Facturation – Recouvrement, la démarche d’urbanisation est utilisée pour obtenir une architecture fonctionnelle du SIFR permettant de répondre aux enjeux du domaine de la Facturation – Recouvrement des établissements de santé publics et privés MCO en cohérence et complément avec les études déjà menées et les exigences opérationnelles.

Le cadre de référence de l’urbanisation

La démarche mise en oeuvre pour urbaniser et cartographier le système d’Information s’appuie sur le cadre de référence de modélisation. Celui-ci représente le système d’information selon six vues schématisées ci après :

La formalisation de ces vues permet de prendre en considération les besoins et exigences de tous les acteurs, internes (direction générale, directions métier, directions supports, direction des systèmes d’information…) ou externes à l’organisation (clients, fournisseurs, partenaires publics et privés…) de la façon suivante :

  • La vue stratégique a pour but de formaliser les objectifs stratégiques du système d’information aptes à concourir à l’atteinte des objectifs stratégiques de l’établissement de santé et de permettre d’en assurer la cohérence.
  • La vue métier a pour but de formaliser l’activité de l’établissement de santé en termes d’acteurs / rôles, de flux d’information, de processus et d’objets manipulés.
  • La vue fonctionnelle a pour but de formaliser la partie automatisée des processus et objets définis dans la vue métier en termes de services fonctionnels et d’objets à automatiser, regroupés en blocs fonctionnels cohérents et peu couplés entre eux.
  • La vue applicative a pour but de formaliser la partie automatisée des processus et objets définis dans la vue métier en termes de services et d’objets applicatifs, regroupés en blocs applicatifs cohérents et peu couplés entre eux.
  • La vue technique a pour but de formaliser la répartition des composants applicatifs sur l’infrastructure matérielle – serveurs, postes de travail, moyens de communication, logiciels de base – système d’exploitation, système de gestion de bases de données….
  • La vue informationnelle a pour but de formaliser les information et les référentiels utilisés par les autres vues.

Dans le contexte du projet Facturation – Recouvrement, le cadre de référence est décliné pour la vue métier et la vue fonctionnelle.

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Date de parution : 19/11/2015

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