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Avis d'experts

Comprendre comment former les médecins à l'utilisation des logiciels métier

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Cet avis d'expert a été rédigé par Thomas BONTHOUX.

Généralement, le manque de temps des médecins constitue souvent un obstacle à leur participation à des séances de formation présentielle. A cet égard, plusieurs solutions peuvent être envisagées en fonction de la culture d’usage des logiciels métiers installée dans la structure et du niveau de technicité du corps médical à l’usage de ces logiciels.

  1. Comme tous corps de métiers, les médecins sont sensibles à l’approche «pairs à pairs ». Sur la base de ce postulat, il parait pertinent de favoriser l’apprentissage de pair à pair ou de façon plus générale de soignant à soignant. Pour se faire, il convient de faciliter l’intégration d’un médecin référent au sein de l’équipe projet SIH. Ce dernier pourrait alors assumer le rôle de médecin formateur au logiciel métier et adapter le dispositif de formation aux contraintes temporelles et techniques exprimées par le corps médical (constitution de groupes homogènes par niveau d’expertise, par spécialités, par affinités, par contraintes de planning …). Par ailleurs, l’échange entre pairs et le compagnonnage tiennent une place importante dans la réussite du dispositif de formation des médecins qu’il soit déployé de façon informelle ou bien dans le cadre d’un dispositif de formation structuré (ex DPC).

  2. Insister sur les pratiques et process existants – C’est l’outil qui s’adapte aux pratiques médicales et non l’inverse. Sur la base de ce principe, les temps de formation pratiques aux logiciels informatiques doivent être subséquents au rappel des processus de prise en charge des patients qui font loi au sein de la structure. Ce prérequis indispensable à toute formation aux logiciels métiers doit permettre de réinterroger les pratiques médicales et soignantes qui serviront de socle aux processus décisionnels paramétrés plus tard au sein dudit logiciel.

  3. Revenir sur les aspects règlementaires qui légitiment l’usage de solutions informatiques métiers (obligation de traçabilité des informations médicales, d’une prescription médicale impactant un plan de soins, d’une systématisation du contrôle des prescriptions médicales.

  4. Insister sur l’amélioration de la qualité et de la sécurité de la prise en charge du patient que permettent les logiciels métiers. Lier la démarche de formation à l’outil métier du corps médical au processus d’amélioration continue de la qualité des soins auquel elle est rattachée. Cette corrélation permettra de solidifier les fondements de la démarche de formation et d’ancrer plus encore sa légitimité et la nécessité de la rendre continue.

  5. Eviter les séances de formation trop longues, privilégier des sessions de formation alternant « les bonnes pratiques professionnelles » et « la pratique de la solution métier ». Cette alternance entre pratique de l’outil et pratiques métiers est indispensable à l’atteinte d’usages en matière informatique.

  6. Favoriser la mise en place de formation à distance à l’utilisation des logiciels métiers offre des perspectives intéressantes à plusieurs égards : possibilité d’adapter le rythme d’apprentissage, plus grande compatibilité avec les obligations professionnelles et personnelles. En outre, la formation à distance constituera une composante importante de la conduite du changement. Plus flexible et conciliable avec les obligations professionnelles des médecins, l’apprentissage à distance pourrait être développé pour répondre aux difficultés exprimées par de nombreux médecins (isolement géographique, manque de temps, surcharges de travail)

  7. Favoriser l’acculturation à l’outil par un apprentissage des systèmes d’aide à la prescription médicamenteuse ainsi que des systèmes d’aide à la stratégie thérapeutique proposés par l’outil métier. La quasi-totalité des solutions métiers permettent aujourd’hui d’éclairer le médecin et de le guident au travers d’un arbre de décision séquentiel. L’apport des systèmes d'aide à la décision à l’usage des solutions informatiques est aujourd'hui avéré. Il repose essentiellement sur la capacité de ces logiciels à attirer l'attention du médecin sur un point particulier au moment même de la décision médicale.

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Date de parution : 12/01/2015

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