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L’incitation à la coopération entre les structures de l’offre de soins réaffirmée à de nombreuses reprises s’impose de fait comme une réponse nécessaire aux impératifs de sécurité et d’efficience croissants dans l’évolution du système de soins. Le faisceau d’éléments que sont un contexte budgétaire contraint, une approche territoriale de l’offre de soins renouvelée, la structuration de filières de soins ville-hôpital, la nécessaire articulation entre secteurs sanitaire et médico-social, la médicalisation croissante de la prise en charge de la personne âgée, rend impérieux le recours à la coopération.

La dynamique de coopération concerne aussi bien évidement le domaine de la Pharmacie à usage intérieur (PUI). La dernière décennie a vu naître et se multiplier les initiatives de mutualisation de moyens pharmaceutiques, plus particulièrement à travers la constitution de Groupements de coopération sanitaires (GCS). Les PUI n’ont pas été exemptes des prescriptions relatives à la qualité de la prise en charge des patients, exigeant toujours plus de sécurité dans un cadre financier restrictif. Exigences croissantes, qui ne peuvent être réalisées que par une forte capacité d’intervention suggérant l’atteinte d’une taille critique pour une maîtrise renforcée de ses activités. Parvenir à la taille critique se révèle ainsi un enjeu majeur rendu possible par la voie de la coopération et est le résultat final d’une recomposition stratégique permettant de s’inscrire à une échelle compatible avec l’émergence d’une culture territoriale de l’offre de soins. Les coopérations en PUI « bien menées » présentent l’avantage de permettre une extension du périmètre d’activités pharmaceutiques des établissements tout en garantissant une meilleure maîtrise de la qualité des processus relatifs aux médicaments et aux produits de santé. Bien qu’à l’intention vertueuse, les coopérations en PUI supposent une certaine complexité dans la mise en œuvre du fait notamment du caractère ubiquitaire des circuits du médicament et des produits de santé dans la prise en charge des patients. Des débuts difficiles ont accompagné les premières expériences de coopération pharmaceutique dès lors que la mutualisation dépassait le partage d’une unique activité s’apparentant alors davantage à de la sous-traitance qu’à de la coopération proprement dite (ex : l’activité de stérilisation).

La singularité des coopérations en PUI a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs publications de l’EHESP1 sur le sujet, qui s’accordent toutes sur la plus grande criticité de leur mise en œuvre.

De l’utilisation accrue de la coopération en santé émane l’intérêt de s’interroger sur ce qui est réellement fait sur le terrain, des modalités, des enjeux de ces coopérations et d’en évaluer les impacts.

En tant qu’agence d’appui, l’ANAP intervient dans son champ d’action sur la capitalisation de bonnes pratiques organisationnelles issues du terrain, comme succès pilotes qui auraient valeur d’exemple pour l’ensemble de la « communauté » sanitaire et médico-sociale.

Ainsi, l’étude d’impact des coopérations territoriales en PUI réalisée par l’ANAP s’inscrit dans cette volonté de faire la lumière sur les retours d’expériences des établissements engagés dans le domaine et d’objectiver leurs impacts sur les 3 axes de la performance que sont la qualité de la prise en charge, la performance organisationnelle associée à l’amélioration des conditions de travail du personnel et l’efficience médico-économique. Elle a également pour objet de mettre à disposition des établissements une documentation qui doit pouvoir servir d’assise méthodologique à ceux souhaitant s’engager dans un projet de coopération en PUI comme à ceux qui s’y sont déjà attelés. Elle vise enfin à les aider à déterminer le socle de prérequis avant toute formalisation, à se prémunir des écueils inhérents aux coopérations en PUI et à leur apporter des éléments de réponse tant dans la conduite de projet que dans la mise en œuvre opérationnelle pour atteindre leur configuration cible.

Sont ainsi présentés dans cette publication l’étude d’impact et ses enseignements tirés de de l’analyse des données issues des retours d’expériences de 11 GCS PUI, ainsi que les leviers identifiés pour mener à bien un projet de coopération en PUI indépendamment de son cadre juridique (GHT et/ou GCS). En effet, les considérations liées à la conduite du projet de coopération, à l’accompagnement au changement et aux différents volets managériaux et opérationnels abordés dans le cadre des GCS sont autant de questions qui se posent également dans le cadre des GHT (définition d’un projet pharmaceutique partagé, organisation opérationnelle du circuit du médicament et des produits de santé, optimisation des flux physiques, système d’information, logistique-transport, management et gestion des ressources humaines…).

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Date de parution : 16/05/2017

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