Logo ANAP
Ce site requiert l'activation de javascript pour être utilisé, merci de l'activer.
S'abonner

 159 vues

Constat

À ce jour, peu de démarches d’évaluation des coopérations dans les champs sanitaire et médico-social.

Dans son rapport Sécurité sociale de 2011, la Cour des comptes, devant le constat d’une « faiblesse des démarches d’objectivation » de la pertinence des coopérations sanitaires, a émis des recommandations sur l’attention à accorder aux études d’impact avant lancement et ultérieurement. Or, à l’heure actuelle, l’ancienneté et l’état de maturité de nombres de coopérations autorisent une approche des impacts de ces initiatives.

C’est au regard de ces constats que l’ANAP souhaite apporter des éléments méthodologiques à l’adresse des coopérations en pharmacie et, afin de correspondre au mieux aux problématiques du terrain, se propose de réaliser un diagnostic par le biais d’une étude d’impact : il ne s’agit donc pas seulement d’estimer les impacts mais aussi d’outiller et de soutenir ces initiatives à la mise en œuvre particulièrement complexe.

Afin d’appréhender les retombées opérationnelles des coopérations territoriales en Pharmacie à usage intérieur (PUI), l’ANAP a mené une étude d’impact de ces coopérations sur un panel de 11 GCS de PUI regroupant établissements publics et privés, avec des typologies d’activités et des périmètres de coopération variés. Cette étude a permis d’évaluer l’impact de ce type de coopération sur les trois dimensions principales de la performance : qualité de la prise en charge des patients, performance organisationnelle associée aux conditions de travail du personnel et efficience médico-économique.

Les enjeux des coopérations en pharmacie à usage intérieur

Souhaité et encouragé de concert par les autorités et nombre d’institutions, le développement de GCS de moyens comme instruments de gestion d’une PUI commune à plusieurs membres est apparu, antérieurement à la nouvelle réglementation résultant de la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 portant création des GHT, de l’ordonnance PUI du 16 décembre 2016 et de l’ordonnance sur les GCS du 12 janvier 2017, comme l’opportunité permettant de concilier une meilleure qualité de prise en charge et une maîtrise des coûts. Il est tentant d’affirmer que la mutualisation de ressources pour surmonter la grande complexité du circuit du médicament relève du bon sens. La coopération permet effectivement de satisfaire plus aisément les projets d’ampleur réalisant une sécurisation accrue (ex : rénovation des locaux de la PUI, projets d’automatisation, plateforme médico-logistique…). L’association des complémentarités des membres permet d’obtenir une nouvelle structure, économiquement, techniquement, logistiquement, qualitativement plus viable et plus fiable. La taille ainsi atteinte est qualifiée de « critique ». Les membres pris isolément ne pourraient accéder, en tout cas pas aussi facilement, au même niveau de maîtrise et de diversité des processus. Forts de ces atouts, il est donc apparu intéressant de témoigner de la dynamique du phénomène dans un premier temps, des enjeux propres à la pharmacie hospitalière ensuite, pour enfin exposer les activités mutualisées dans ce cadre et les problématiques posées par les systèmes d’information.

Le leitmotiv motivant les projets de coopération en PUI préjuge d’une volonté de pilotage, de diversification/extension des activités et de sécurisation de la prise en charge des patients.

En effet, il s’agit souvent :

  • D’améliorer le pilotage médico-économique par l’atteinte d’une taille critique évoquée plus haut. Est entendue ici par « pilotage médico-économique », l’adoption d’un livret thérapeutique commun qui passe nécessairement par une réflexion sur l’harmonisation des pratiques professionnelles, l’optimisation de la fonction achat par la massification, la maîtrise des dépenses, le contrôle des consommations médicamenteuses ;

  • Mais également, de diversifier les activités, par report des autorisations de certaines activités des membres au profit du groupement ou délivrées ex-nihilo grâce à la synergie des expertises par le regroupement des compétences ;

  • De renforcer la présence pharmaceutique et d’assurer une permanence pharmaceutique par la mise en place d’un système commun de gardes et astreintes ;

  • Et bien évidemment, de sécuriser la prise en charge médicamenteuse et le circuit des produits de santé en permettant d’investir dans des innovations technologiques à fort impact organisationnel (automates de dispensation nominative, robots de stockage/délivrance globale), de rénover et mettre en conformité les locaux des PUI, de centraliser la préparation des chimiothérapies anticancéreuses/des mélanges pour nutrition parentérale et/ou des préparations non-stériles, de lisser la charge de travail du personnel soignant pour le recentrer sur le soin proprement dit, de partager les installations avec des structures qui ne sont pas dotées de PUI et de mutualiser les fonctions de qualité / gestion des risques associés aux soins et des vigilances sanitaires.

Cette réponse vous paraît-elle utile ?
Date de parution : 16/05/2017

Commentaires - Soyez le premier à déposer un commentaire

Pour ajouter un commentaire vous devez vous identifier

Vous êtes actuellement sur la page consacrée à Les coopérations territoriales en pharmacie à usage intérieur - Retour d'expériences (Retour d'expérience, témoignage ♦ Kit de productions).

Vous êtes perdu ?

Haut de page

Vous êtes actuellement sur la page consacrée à Les coopérations territoriales en pharmacie à usage intérieur - Retour d'expériences (Retour d'expérience, témoignage ♦ Kit de productions).

Vous êtes perdu ?