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Interactions avec les pharmacies d’officine : une concurrence sur la dispensation

Le secteur ambulatoire est le lieu de provenance des patients que les établissements de santé sont amenés à prendre en charge. Il comprend également les médecins de ville qui adressent les patients à l’hôpital et vers lesquels ces mêmes patients sont réorientés à la sortie d’hospitalisation pour suivi. Mais également, il est l’espace d’implantation des pharmacies d’officine. L’objet de la concurrence entre secteur hospitalier et secteur ambulatoire sur les activités pharmaceutiques est la dispensation des médicaments. En effet, deux sources possibles de dispensation des médicaments ont été autorisées par la réglementation pour les structures sans PUI comme certains EHPAD, MAS et FAM par exemple. Soit les structures sans PUI s’approvisionnent auprès d’une ou plusieurs pharmacies d’officine, soit elles adhèrent à un GCS PUI (ou un GCSMS PUI). Or, les marchés que ces pharmacies d’officine contractent par convention avec les établissements médico-sociaux sans PUI sont salutaires a fortiori en milieu rural ; allant même jusqu’à représenter plus de 15 % de leur chiffre d’affaire. On comprend aisément qu’un GCS PUI est susceptible de mettre en péril leur équilibre financier et, de ce fait, déséquilibrer le maillage territorial nécessaire en officines.

L’incitation à la coopération est ainsi prise en tenailles entre la préservation du maillage officinal a fortiori en milieu rural et les gains en coûts et sécurité, générés par la centralisation de la gestion des médicaments et produits de santé au sein d’un GCS PUI. N’est pas pour faciliter, l’attachement fort pour ces officines de proximité qui mobilise fortement les collectivités locales. Un des référents ARS déclare avoir reçu des dizaines de courriers d’élus s’opposant à la concrétisation d’un projet de GCS PUI intégrant des structures médico-sociales. Le projet a été finalement abandonné. Sur ce sujet, l’attitude adoptée par les ARS consiste à autoriser l’intégration d’un membre à la condition que cela ne mette pas en difficulté une ou plusieurs officines de ville.

Les ARS apparaissent les seules autorités de tutelle garantes d’une décision éclairée en matière de coopération, par les informations fines du territoire dont elles disposent et leur connaissance de la stratégie nationale. Il est nécessaire de tirer davantage profit de cet atout régional pour construire des coopérations structurantes pour l’offre de soins de tout un territoire.

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Date de parution : 16/05/2017

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