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Apport en connaissance

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La première approche est centrée sur la capacité de conversion et les processus-clés . Elle propose une modélisation intermédiaire de la performance, intégrant à la fois l’impact sur la productivité et l’impact sur l’organisation et les processus. Les différentes recherches permettent de distinguer trois processus-clés :

  • les processus concurrentiels destinés à assurer une bonne articulation entre les TIC et les besoins du marché ;
  • les processus d’utilisation destinés à s’assurer que les actifs de TIC contribuent à l’impact recherché par l’entreprise (produits ou services améliorés, nouveaux processus organisationnels…) ;
  • les processus de conversion des TIC destinés à transformer une dépense en actifs de TIC (infrastructures, logiciels, applicatifs métiers…).

Ainsi, le modèle de Lucas (1993) présente l’adaptation du design de la technologie au regard des tâches à effectuer et l’usage de celle-ci comme deux variables-clés dans la réussite d’un investissement en TI. Le modèle de Grabowski et Lee (1993), quant à lui, insiste sur l’importance d’une adaptation non pas en termes de tâches mais davantage en termes stratégiques. Markus et Soh (1993) suggèrent l’importance de considérer une étape intermédiaire dans la création de valeurs : l’évaluation. En effet, les actifs de TI (infrastructure, logiciels, applications) nécessitent d’être maîtrisés mais également évalués en tant que tels. Beath, Goodhue et Ross (1994) considèrent, en outre, que la maîtrise des processus est essentielle pour valoriser les actifs de TI. Enfin, Sambamurthy et Zmud (1994) considèrent que c’est principalement à partir des impacts sur l’organisation que la valeur se crée.

Plus précisément, le concept de capacité de conversion des TIC (ou IT conversion capability) a été introduit par Richardson, Subramani et Zmund (2003). Définie comme la capacité de l’entreprise à utiliser les inputs de TIC (équipements, logiciels, services de conseil, formation du personnel…) pour développer des processus et des actifs spécifiques renforçant la performance organisationnelle, ce concept permet de déterminer les facteurs de différenciation des niveaux de performance.

Dans le prolongement de cette approche, d’autres auteurs précisent que la performance des TIC d’une organisation doit être considérée en tenant compte des ressources (actifs) complémentaires nécessaires à la création effective de la valeur : on parle d’approche centrée sur les ressources/actifs complémentaires. Ainsi, selon cette approche, la capacité de conversion, tout comme le processus organisationnel, peuvent être considérés comme des actifs complémentaires.

Ross, Beath et Goodhue (1996) se sont intéressés aux conditions sous lesquelles une entreprise peut renforcer son avantage concurrentiel en utilisant les TIC. Sur la base d’enquêtes dans divers secteurs d’activités, ils distinguent trois types d’actifs complémentaires déterminants dans la réalisation de l’avantage concurrentiel :

  • le capital humain (compétences et capacité dynamiques des équipes SI) ;
  • l’actif technologique (base de données et plateformes technologiques) ;
  • l’actif relationnel (partage de vision et de responsabilités avec le top management).

De la même façon, Powell et Dent Micaleff (1997), à partir d’une enquête sur le secteur de la distribution, ont identifié que l’articulation des ressources technologiques aux ressources complémentaires (ressources humaines (RH) et d’activités) est un facteur de performance des TIC. De façon plus récente, Davern et Kauffman (2000) ont, d’une part, différencié la valeur réalisée de la valeur potentielle des TIC et, d’autre part, insisté sur les deux actifs complémentaires que sont les processus organisationnels et le capital humain. Vargas, Hernadez et Bruque (2004) ont de leur côté mis en valeur le rôle essentiel des ressources humaines complémentaires dans la création de valeur.

Ces recherches ont ainsi contribué à considérer les ressources complémentaires pour mesurer la performance des systèmes d’information, dans une perspective de benchmark et de création de valeur. Elles s’intègrent plus largement au sein de l’approche basée sur la théorie des ressources.

Cette approche part du postulat que la performance, et plus précisément la formation d’un avantage concurrentiel, est à attribuer à une combinaison de ressources, pour l’essentiel, immatérielles. Melville, Kraemer et Gurbaxani (2004) proposent un modèle articulant les ressources des TIC, les RH et les ressources organisationnelles complémentaires, autour de processus destinés à assurer une performance organisationnelle.

Les attributs des TI sont selon Mata, Fuerst et Barney (1995) : les exigences en capitaux, la technologie propriétaire, les compétences techniques et les compétences managériales.

Anandhi Bharadwaj (2000) distingue quant à lui trois types de ressources : les ressources physiques (ou infrastructure technologique), les ressources humaines et les ressources immatérielles (actifs de connaissance…). Il conclut, à partir d’un échantillon de 149 entreprises leaders en TI sur la période 1991-1994, que les entreprises disposant de plus de ressources en TI obtiennent de meilleurs résultats, tant en termes financiers qu’au plan de la maîtrise des coûts. Ravichandran et Lertwongsatien (2004) confirment l’importance des ressources en TI dans la formation d’un avantage concurrentiel.

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Date de parution : 16/10/2014

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