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Apport en connaissance

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Nous l’avons vu, les « externalités positives » bénéficient largement aux patients et aux financeurs du système de santé. Nous venons de voir que cette approche est structurante au niveau des politiques de financement, mais elle est également centrale au sein des structures de santé elles-mêmes, car les arbitrages entre les bénéficiaires immédiats, les bénéficiaires secondaires, voire les perdants, constituent un point crucial pour l’adhésion des différents acteurs à un projet technologique. De cette analyse (corps médical/corps infirmier, corps soignant/corps administratif) doit découler des stratégies de compensation ou de conviction s’appuyant sur une répartition des gains appropriée. La Commission européenne, dans les travaux précédemment cités, préconise d’étudier les bénéficiaires sur l’ensemble du spectre analysable ([14], p. 43-47).

Les usagers

Le rapport décrit les usagers au sens large : citoyens, patients et travailleurs sociaux bénéficient d’un meilleur confort de prise en charge, d’une meilleure information, d’un meilleur accès aux soins, de diminution de temps et de coûts de trajet, d’une rémission plus rapide, etc. Ces bénéfices doivent être rapportés aux coûts engendrés, impliquant potentiellement une prise en charge par les tiers-payeurs.

Les équipes de soins

Elles bénéficient d’une information plus fiable, de la possibilité de réduire les erreurs potentielles, de gagner du temps par une meilleure planification des soins requis pour un patient, d’un meilleur partage de l’information avec les autres soignants, etc. Ces bénéfices doivent être rapportés aux coûts engendrés par le temps et les efforts consacrés par ces équipes pour implémenter les TIC.

Les structures de soins

Les bénéfices directs tels que l’amélioration de l’efficience et les bénéfices indirects (amélioration de la compétitivité, de l’attractivité) sont potentiellement nombreux. Cependant, les structures de soins, et en particulier les hôpitaux, supportent une grande partie de l’effort d’investissement. Elles doivent par conséquent clairement arbitrer en mesurant le rapport entre les coûts et les bénéfices internes et externes.

Les tierces parties

Les assureurs en santé et les autres payeurs sont clairement bénéficiaires. Étant financeurs du système, ils doivent s’assurer des bénéfices pour leurs patients et/ou clients, de la performance économique de l’investissement et au-delà de l’approche économique, des considérations politiques structurant la santé. Les gouvernements et autorités publiques doivent intégrer les TIC en santé dans leur stratégie globale de santé, ils peuvent par ailleurs être bénéficiaires directs grâce à l’accès à des données agrégées permettant une régulation du système et des stratégies de santé publique plus pointues.

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Date de parution : 16/10/2014

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