Logo ANAP
Ce site requiert l'activation de javascript pour être utilisé, merci de l'activer.
S'abonner

Apport en connaissance

 4839 vues

En nous appuyant sur l’expérience des experts et des établissements visités, nous avons pu identifier des bonnes pratiques générales. Qu’il faille équiper un service, un type de prise en charge ou tout l’établissement, nous encourageons le lecteur à les prendre en compte dans sa stratégie d’investissement.

Bonne pratique méthodologique

Afin de choisir les matériels qui assureront le meilleur compromis entre réponse aux besoins métiers - règles d’hygiène – ergonomie - coût financier, la décision d’investissement doit être instruite par la DSI, par analyse comparative des offres fabricants en associant

  • les professionnels de santé dans le cadre d’un test des matériels en conditions réelles d’utilisation,
  • le CLIN pour veiller au respect des bonnes pratiques d’hygiène et de nettoyage en vigueur, voire définir des nouvelles règles de nettoyage des matériels
  • la médecine du travail pour s’assurer de l’ergonomie du poste de travail (limiter la prévalence de troubles musculo-squelettiques).

Les fiches présentes dans les pages suivantes permettent d’aiguiller la décision d’investissement par grand type de prise en charge au sein de l’établissement.

Bonne pratique d’utilisation des matériels

Etant donné les coûts engagés par l’établissement, il est nécessaire, qu’en retour, les professionnels aient une utilisation appropriée de l’ensemble des équipements informatiques mis à disposition.

Aussi, en s’appuyant sur la charte informatique (cf. pré requis Hôpital Numérique 3.2) voire le règlement intérieur, la Direction d’établissement établit des règles de « bon usage des équipements » (y compris de nettoyage, cf. ci-dessus) intégrant des bonnes pratiques d’hygiène, la recharge des chariots ou des portables, la bonne utilisation des batteries (définition d’un protocole spécifique le cas échéant), la prévention contre le vol ou le bris de matériel, la bonne gestion des périphériques, l’information des services informatiques, dans les plus brefs délais, en cas de panne.

Rappelons qu’un mauvais usage des matériels peut entraîner, comme l’ont souligné les établissements rencontrés, des coûts d’exploitation pouvant représenter deux à trois fois le coût d’investissement.

Bonnes pratiques générales en matière de sécurité

Il convient de protéger les établissements des vols et de la casse accidentelle : Les postes de travail mobiles sur chariots doivent être « attachés » avec des moyens appropriés (câble, barrette de fixation …), cela empêche les vols et la chute accidentelle.

Comme le précisent les prérequis d’Hôpital Numérique voire le document national PG SSI[6], les accès aux applications doivent être effectués avec des codes personnels. Une procédure d’authentification « SSO » (Single Sign On) simplifiera et optimisera cette tâche pour les professionnels. Si cette procédure est couplée à l’utilisation d’une carte de service ou une carte de la famille CPx (CPS, CPE …) le temps dévolu à cette tâche sera encore minimisé. Dans ce cas, les professionnels adhèreront encore mieux à l’informatisation de leurs processus métier.

Ce couple « SSO » et « carte » sera apprécié par les professionnels qui partageront un poste de travail, minimisant le temps de connexion/déconnexion (exemple : IDE, IAS, Praticien …).

Exemple : par souci de confidentialité notamment dans les couloirs, une temporisation d’activité des postes de travail doit être mise en place afin que les informations « patients » ne soient pas affichées à la vue de tous. À cette fin, le « SSO » et la carte d’authentification permettront de minimiser le temps de reconnexion.

Bonne pratique technologique

Il s’agit pour les établissements de mettre en place les technologies permettant la gestion de profil itinérant : « passage » d’un utilisateur de poste en poste tout en gardant leur environnement de travail. Des logiciels spécifiques permettent de mettre en œuvre cette technologie (Citrix, Applidis, TSE …). Bien évidemment, la rétention des informations est assurée par des fermes de serveurs qui doivent être suffisamment dimensionnés en mémoire vive pour stocker les sessions des utilisateurs pendant le temps souhaité.

Bonnes pratiques en matière d’hygiène[7]

L’établissement doit se reporter aux bonnes pratiques d’hygiène véhiculées soit au niveau national, soit localement par le CLIN (appuyé, le cas échéant, par le CCLIN).

  • Au moment du choix des équipements

L'hygiéniste doit définir, dans le cahier des charges, les contraintes en termes d’entretien et de désinfection avant le lancement de l'appel d'offres.

 

  • À l’usage
    • Désinfection du matériel : même si ces équipements informatiques ne sont, en général, pas des dispositifs médicaux, on peut les assimiler à des dispositifs médicaux non critiques. Ils ne sont en effet pas en contact direct avec le patient et le risque infectieux qui leur est associé est faible. Le traitement requis pour ces équipements est une désinfection qualifiée de bas niveau visant en priorité la bactéricidie. L’utilisation de produits détergents-désinfectants est en règle général suffisant.
    • Utilisation :l’écriture de protocoles d’entretien décrivant le type de produit à utiliser (détergent désinfectant aqueux, lingette imprégnée d’un produit alcoolique), les modalités d’application avec mise en garde (risque coulures qui vont dégrader les composants électroniques et les connecteurs) et la fréquence de désinfection est impérative. Des protocoles d’utilisation doivent aussi être écrits, décrivant les séquences d’hygiène des mains avant, après utilisation du matériel. L’ensemble des protocoles devra être validé par les utilisateurs. La mise à disposition de moyens de désinfection à proximité des équipements doit être envisagée.

Ces protocoles devront aussi tenir compte du niveau de risque infectieux du lieu dans lequel se trouve le matériel. Dans une salle de chirurgie, le niveau de traitement requis est souvent plus élevé et il peut être nécessaire d’acheter du matériel spécifique pouvant être désinfecté.

La sensibilisation de l’ensemble des utilisateurs de l’établissement au risque infectieux est fondamentale. Elle doit être prévue dès le déploiement des postes de travail. L’absence d’information, sur les modalités d’entretien ou d’utilisation, est source d’incompréhension des soignants qui accusent, à tort ou à raison, les postes informatiques d’être responsables d’infections ou d’épidémies.

En conclusion, les équipements informatiques sont contaminés par les mains des utilisateurs. Même si le risque de transmission croisée qui leur est associé, probablement faible, n’a pas été démontré, il ne peut être négligé. Il est donc essentiel de prendre en compte ce risque à toutes les étapes du projet d’informatisation du processus de soins.

***

Pour faciliter la décision d’investissement du Directeur d’établissement et du Directeur des Systèmes d’Information dans des équipements informatiques, des fiches spécifiques par grand type de prise en charge ont été élaborées. En s’appuyant sur l’expérience des experts et des 5 établissements rencontrés pour partager leur expérience[8], ces fiches détaillent les meilleures pratiques d’équipement informatique identifiées en consultation externe, en hospitalisation complète, aux urgences, aux blocs opératoires, dans les autres zones sensibles (salles blanches de chimiothérapie, soins intensifs, …).

Ces fiches présentent :

  • les différents types de matériels utilisables en fonction de la localisation souhaitée dans le service (poste central, boxes des urgences, chambres, bloc opératoire, couloirs du service, …)
  • les caractéristiques techniques spécifiques ,
  • les règles d’hygiène et de sécurité à respecter le cas échéant ,
  • les avantages / inconvénients de chaque matériel ,
  • des zooms présentant les choix d’équipements effectués par les établissements visités sur la prise en charge.

 

[6] http://esante.gouv.fr/services/referentiels/securite/pgssi

[7] Hygiène et poste de travail des professionnels de santé, Dr. R. Baron, Médecin Hygiéniste, CHRU de Brest / Société Française d’Hygiène Hospitalière

[8] CHU de la Réunion-site Nord (97), Clinique la Parisière à Bourg-de-Péage (26), Clinique Pasteur à Toulouse (31), Hôpital Foch à Suresnes (92) et le CH Nord-Mayenne à Mayenne (53)

Cette réponse vous paraît-elle utile ?
Date de parution : 14/01/2015

Commentaires - Soyez le premier à déposer un commentaire

Pour ajouter un commentaire vous devez vous identifier

Vous êtes actuellement sur la page consacrée à Identifier le poste de travail le plus adapté selon les différents usages (Apport en connaissance).

Vous êtes perdu ?

Haut de page

Vous êtes actuellement sur la page consacrée à Identifier le poste de travail le plus adapté selon les différents usages (Apport en connaissance).

Vous êtes perdu ?