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Avis d'experts

Comprendre comment anticiper les prescriptions d'un patient avant son entrée dans l'établissement

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Cet avis d'expert a été rédigé par Patrick BLANCHET.

Les consultations en amont d'un séjour peuvent donner lieu à des prescriptions anticipées destinées à être réalisées dans un séjour programmé. Certains DPI ne permettent pas d'intégrer ces prescriptions alors que le séjour n'est pas commencé ce qui engendre un retard de dispensation par la pharmacie et de prise en charge du patient .

Analyse :

  • le patient a été vu en consultation par le ou les médecins devant intervenir lors d’un futur séjour
  • le futur séjour est programmé (date d’entrée et éventuellement date de bloc opératoire)
  • le chemin clinique prévisible fait l’objet d’un protocole complet ou partiel, amendé éventuellement pour tenir compte des particularités cliniques ou thérapeutiques du patient.
  • le chemin clinique prévisible est paramétré sous forme d’un protocole, ou au moins des prescriptions de séjour dans l’intérêt du patient sont connues dès la consultation.
  • votre LAP ou la partie LAP du DPI de l’ES ne permet de saisir des prescriptions et de générer un plan de soin que lorsque le séjour a débuté.

Les problèmes :

  • L’anticipation organisationnelle est difficile
  • L’impossibilité de faire des prescriptions anticipées peut conduire à la perte de chance (manque d’une ressource nécessaire, non prise en compte d’un élément avec autant de pertinence que lors des consultations pré-hospitalières) et est aussi discordante avec le contrat de confiance passé avec le patient autour d’un projet de soins.
  • La prescription relève dans plusieurs domaines de la responsabilité médicale. La ressource médicale ne permet que dans peu d’établissements de disposer d’un médecin, libre à toute entrée de patient et du niveau de compétence permettant d’assurer sans perte de chance la continuité de la prise en charge entre les consultations pré-hospitalières et l’hospitalisation.

Les solutions :

  • Vous avez les moyens et un bon contrat avec l’éditeur de votre LAP : faites-lui développer une évolution
  • Gardez le bénéfice de l’informatique pour tout ce qui ne nécessite pas la chaine LAP=>Plan de Soins qui est bloquée dans votre LAP : anticiper les occupations de salles d’opération, le matériel nécessaire, les équipes à mobiliser…peut apporter des gains organisationnels importants permis par une communication claire et automatisée grâce à un formulaire bien renseigné lors des consultations et attaché au patient, voire au futur séjour. Y préciser aussi le chemin clinique prévu et les amendements nécessaires de façon synthétique et claire peut permettre de diminuer les risques lors du séjour et de la prescription.
  • Organisez la prescription du chemin clinique par un praticien en s’appuyant sur le formulaire rempli en consultation le plus près possible de l’entrée du patient dans le temps, mettez à disposition des praticiens les supports au plus près de leur lieu de travail (cabinet, bloc), assurez-vous d’un paramétrage de protocoles adaptés aux chemins cliniques.
  • NB : ces précisions disponibles sur un formulaire ne permettent pas l’administration de médicament, mais peuvent permettre une dispensation « probabiliste » pour diminuer le risque de manque de médicament à l’entrée du patient.

Synthèse :

  • La continuité des soins, la qualité de la prise en charge et l’efficience organisationnelle pâtissent de ce fonctionnement informatique
  • Si vous devez ou souhaitez le maintenir, l’informatisation et le DPI peuvent au moins vous aider à avoir la bonne information au bon moment, même si sa forme incomplète nécessite in fine de disposer d’une ressource médicale supplémentaire lors de l’entrée. Cette ressource ne peut pas être, dans le cadre d’un séjour chirurgical, la seule visite pré-anesthésique qui a d’autres objectifs et intervient plus tard que l’entrée dans le chemin clinique.

Remarque : 

Les LAP qui permettent la prescription anticipée ne le font le plus souvent que si le séjour est programmé. Il est possible que le patient ne souhaite pas fixer de date lors d’une première consultation.

  • Si la date est fixée sans que le patient soit revu en consultation la situation est de fait identique à celle décrite plus haut (il est possible quand même d’anticiper si le(s) praticien(s) sont informé(s) de la décision du patient avant l’entrée).
  • Si le patient est revu en consultation la création du futur séjour permet la prescription.
  • Les prescriptions anticipées doivent se référer à un motif d'admission précis, afin de ne pas être déclenchées accidentellement à l'occasion d'une admission pour une autre raison.

Retrouvez le catalogue des productions des experts HN.

 

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Date de parution : 11/01/2015

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