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Avis d'experts

Comprendre comment intégrer l’anapath

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Cet avis d'expert a été rédigé par Xavier RICHOMME.

Plusieurs questions sont à se poser dans le cadre de l’intégration des résultats externes d’anatomopathologie. Ce sont les mêmes questions qui se poseront pour l’intégration de l’ensemble des résultats externes dans le SIH. Elles concernent la destination finale de ces données :

  • Ces données sont-elles destinées à être intégrées dans des applicatifs métiers ?
  • Doit-on conserver l’intégralité de ces données ou seulement une synthèse consolidée ?
  • Quel archivage faire de ces données qui peuvent être volumineuses (imagerie) ?

En fonction des réponses à ces questions, des choix techniques pourront s’opérer.

La structure technique à mettre en place sera variable selon les établissements et sera à définir en fonction de la présence ou non d’outils métiers dans l’établissement, outils permettant la gestion des données d’imagerie médicale ou de données de laboratoires. Il pourra s’agir de :

  • Un PACS (Picture Archive and Communication System) : il s’agit d’un système d’information permettant de traiter, interpréter, diffuser, stocker, indexer et archiver des images médicales numériques.
  • Un SGL (système informatique de gestion de laboratoire) ou LIMS en anglais (Laboratory Information Management System). Il s’agit d’un logiciel de production en laboratoire permettant de tracer des échantillons et restituer des résultats.
  • Un système d’intégration de comptes-rendus et documents sécurisés (types PDF) dans le SIH qui intègrera ces documents au même titre qu’un compte-rendu de consultation externe ou d’un compte-rendu de radiologie (document texte)

En matière d’outils d’échange, on pourra distinguer 2 types :

  • L’EAI (de l’anglais « Exchange Application Interface ») : il s’agit d’un outil intermédiaire permettant l’échange de données entre diverses applications informatiques (« gare de triage »).
  • L’EDI (échange de données informatisées) est une technique qui permet d'automatiser les échanges de données entre deux applications informatiques, et ceci, quel que soit le matériel informatique des établissements et partenaires externes qui y recourent.

Pour que l'EDI soit exploitable, les membres du partenariat (ici le(s) laboratoire(s) d’anatomopathologie et l’établissement de santé) doivent s'entendre sur une structure de message normalisée et sur une procédure d'application. Il n'est pas nécessaire que les systèmes des partenaires soient identiques puisque la normalisation rend l'échange possible, quel que soit le matériel ou le logiciel utilisé.

  • La création de flux directs entre applicatifs (entre l’établissement et le partenaire externe).

Dans le cadre des échanges avec les partenaires externes, il est nécessaire que l’établissement de santé organise des groupes de travail ou réunions sur 6 différents chantiers. Ceux-ci portent sur

  1. la cartographie et la structuration des flux entrants et sortants ,

  2. la gestion de l’identité du patient : comment s’assurer que, dans, le cadre des flux numériques, les résultats viennent impacter le bon dossier patient ? La sécurisation des flux d'identité doit mobiliser la cellule d'identito-vigilance.

  3. la mise en place d’un processus de travail (workflow) coordonné entre l’établissement et le partenaire : quelles étapes successives mettre en place permettant entre l’établissement et le partenaire de bien gérer la réception des demandes d’examen, leur bonne réalisation, la validation des résultats, leur bonne intégration dans le SIH, en relation avec la facturation ?

  4. la gestion des habilitations : comment s’assurer que la réalisation et la validation des examens soient exercées par des professionnels habilités à lire / compléter le dossier patient ?

  5. la sécurité : comment assurer entre l’établissement et le partenaire des flux numériques sécurisés ?

  6. l’archivage des données : quels systèmes ou procédures mettre en place de manière partagée entre l’établissement et le partenaire pour garantir le stockage et l’archivage des données selon les durées légales en vigueur, tout en minimisant les coûts de stockage ?

  7. Chaque fois que possible, la gestion des flux doit permettre la récupération de données formatées selon des nomenclatures reconnues (Snomed, Adicap, LOINC...)

Une publication de l’ANAP aborde ce sujet :

 

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Date de parution : 12/01/2015

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