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Cette coopération s’est développée en plusieurs temps. D’abord entre l’HCA et l’HMTB dans les années 1990 sans contraintes particulières et sur la base de l’anticipation des évolutions de la biologie. Le facteur déterminant était la qualité des relations entre les biologistes et l’appui que leur ont apporté les directeurs. Ensuite l’HGO a coopéré avec l’HCA afin d’améliorer la prestation de biologie jusqu’alors confiée au privé. Puis l’HMS, suite au retrait des biologistes privés qui assuraient le fonctionnement médical de son laboratoire, s’est tourné vers l’HMTB pour pouvoir maintenir son activité sur site. Aujourd’hui une nouvelle étape s’amorce : celle d’un fonctionnement intégré à quatre dans le cadre d’un GCS.

Le maintien d’équipes de biologie sur les sites de Moissac et Gourdon malgré leur faible activité est un choix des directions et biologistes. Cette décision a été préférée au développement de la biologie délocalisée. Cette option a été prise sur des considérations d’offre de soins tout autant que sociales.

Sur le plan strictement opérationnel, l’organisation actuelle apporte globalement satisfaction. La logistique de transport, déterminante, a nécessité un cahier des charges rigoureux. Malgré des systèmes informatiques de laboratoires distincts, le transfert des demandes et des résultats est informatisé et sécurisé. La migration vers un SIL unique paraît cependant indispensable et est programmée pour 2013. La question qui reste problématique est celle de l’hébergement des données informatiques.

Les équipements les plus récents, automates d’hématologie par exemple, ont été choisis en commun et sont les mêmes sur chaque site. Cette convergence permettra une réduction significative des coûts consommables mais aussi des maintenances et SAV, par mutualisation des déplacements des techniciens de maintenance. Elle facilitera aussi la démarche d’accréditation et la mobilité éventuelle des techniciens.

Cet exemple souligne un élément considéré comme majeur qu’est la définition de politiques d’investissements et d’achats communes. Deux modèles, non encore arbitrés à l’été 2012, sont envisagés : celui où chaque établissement achète et celui où le GCS investit dans le cadre d’un EPRD avec répartition par éta- blissement en fonction du nombre de B. Cette dernière solution, privilégiée par les biologistes, conduit à un coût commun du B. Dans une même vision prospective, une connaissance précise de la pyramide des âges des personnels médicaux et non médicaux paraît indispensable. Elle permet d’anticiper la gestion des compétences, le modèle organisationnel et les prévisions médico-économiques.

Le climat général de la démarche est bon, probablement car cette dernière est ancienne. La conscience que les équipes ont de la taille modeste des laboratoires et de la concurrence du privé est un facteur d’adhésion au processus. Il n’en demeure pas moins que des inquiétudes sont exprimées, notamment dans les plus petites structures.

Certains techniciens s’interrogent aussi sur le devenir de leur savoir-faire. Par exemple ceux de l’HMTB spécialisés en bactériologie se demandent ce qu’il adviendra quand cette discipline sera transférée sur le site de l’HCA. La distance géographique est une limite à la mobilité des techniciens. Le rôle des cadres et des biologistes est, dans cette dimension d’accompagnement et de management, déterminant. En outre, l’assurance que toute mobilité de personnel (non médical) sur un autre site se ferait sur la base du volontariat est de nature à apaiser les inquiétudes.

Il est frappant de constater que dans un contexte de bonnes relations entre directeurs et biologistes mais aussi entre biologistes et techniciens, la demande d’information est importante. Elle s’explique peut-être par le fait que de nombreux points concernant le futur GCS restent à trancher : commandes, achats, orga- nisation, future informatique commune…

Sur le plan financier, les bénéfices en consommables sont réels pour les analyses mutualisées, et les structures de Moissac et Gourdon verront leur coût du B se réduire signifi cativement. L’objectif chiffré global est de - 5 % à trois ans.

L’évolution prochaine de la coopération entraînera que si deux dossiers seront déposés en accréditation partielle, l’un pour HCA-HGO et l’autre pour HMTB-HMS, un seul en revanche sera présenté en 2016 pour l’étape finale, puisque le GCS aura été créé. Outre la diminution des coûts, la coopération permettra de réduire le nombre de domaines à accréditer par site, de dix à six (estimation).

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Date de parution : 06/07/2017

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