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Sur les trois HIA, deux d’entre eux, l’HVDG et l’HBG, auront été davantage impactés par la coopération. Sur le plan quantitatif, l’HBG a développé ses activités et est devenu pour certaines le plateau technique référent (BM, auto-immunité). Le laboratoire de l’HVDG n’est pour autant pas devenu un site de prélèvement. Il conserve une activité significative pour les paramètres d’urgence et en gros volumes, avec une expertise pour certaines analyses pointues.

Un élément déterminant dans l’arbitrage entre les différents scénarios est l’aspect immobilier. En effet c’est l’établissement qui a bénéficié d’une rénovation importante lui permettant d’absorber ce surcroît d’activité qui constitue finalement le site principal. En outre, des transferts de neuf techniciens venus de l’HVDG sur la base du volontariat auront concouru à la mise en place d’une organisation adaptée.

Sur le plan strictement opérationnel, la mutualisation apporte satisfaction. L’informatique dans ses volets identité patients et consultation des résultats, et les transports, fréquence et durée, apparaissent comme deux sujets cruciaux de réussite. Une période d’environ un semestre aura été nécessaire à la stabilisation de l’organisation.

L’étape de l’état des lieux, en amont de la mutualisation, semble cruciale, d’autant plus qu’elle n’est pas si évidente, les modes de calcul ou d’évaluation entre les sites n’étant pas forcément identiques. Ainsi, ont été notamment évalués les activités en B, BHN selon les disciplines, les coûts réactifs/contrôles et personnels, le niveau de polyvalence et les compétences des personnels, leurs contrats de travail, les contrats de maintenance et modalités de marché…

À cet égard, même si cela n’a pas été le cas avant la mutualisation, des plans d’investissements communs apparaissent souhaitables, permettant une convergence des équipements, de leurs SAV et maintenances. Les conséquences en seraient une réduction des coûts, une facilitation de l’accréditation et davantage de possibilités de mobilité des techniciens.

L’importance de la communication a été soulignée, en interne aux équipes des laboratoires inquiètes du déroulement des événements, mais aussi avec les cliniciens dont les habitudes organisationnelles et relationnelles seront partiellement déplacées. Sur le plan financier, les bénéfices en réactifs/contrôles de qualité et en personnels ne sont pas évidents directement. En revanche, ils sont positifs si l’on considère que la mutualisation a autorisé l’acquisition de nouvelles technologies, le développement de l’offre de biologie et qu’elle facilite l’accréditation. Pour reprendre une expression entendue : « à coût constant, on fait plus et mieux ».

La dimension subjective du vécu de la mutualisation est très présente. Elle s’entend à plusieurs niveaux. D’abord dans l’investissement personnel des leaders, ensuite dans l’inquiétude que suscitent les changements pour les équipes, dans des ressentis de perte ou de dévalorisation des différents acteurs notamment à l’HVDG. Plus positivement, du dynamisme est éprouvé du fait des perspectives d’avenir sur le nouveau site de l’HBG. Il est frappant de relever le décalage entre les réalités objectives plutôt positives de la mutualisation et son ressenti plutôt stressant et chronophage.

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Date de parution : 07/07/2017

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