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Site concerné

  • Hôtel-Dieu des Hospices civils de Lyon.

Surface totale des constructions

50 000 m² DO

Superficie du site

2 hectares

Typologie du site

Damier

Quelles étaient les contraintes règlementaires (zonage PLU/classement aux Monuments historiques/zone inondable) préalables ?

PLU – zone UA (zone urbaine dense permettant une programmation variée).

Avant le projet, classement et inscription aux Monuments historiques de certains éléments (toiture, cour, façade sur quai…).

Avec le projet, en cours d’étude, classement étendu à la totalité de la parcelle cadastrale.

Historique du site

  • Les Hospices civils de Lyon naissent officiellement en 1802 de la réunion de deux hôpitaux existants : l’hôpital de l’hôtel-Dieu et l’hôpital de la Charité.

L’hôtel-Dieu primitif pourrait remonter au XIIe siècle lorsque les frères Pontife entreprirent, vers 1184, la construction d’un pont sur le Rhône et annexèrent un petit hôpital pour recevoir les voyageurs pauvres ou malades.

De l’ancien hôtel-Dieu de Notre-Dame-de-Pitié-du-Pont-du-Rhône, où Rabelais exerça ses fonctions de médecin de 1532 à 1534, il ne reste plus rien.

L’hôtel-Dieu que nous connaissons aujourd’hui a été bâti sur 5 siècles depuis le XVIIe siècle.

Sous quelle forme l’établissement était devenu propriétaire du site ?

Les Hospices civils de Lyon sont devenus propriétaires de l’hôtel-Dieu au moment de leur création en 1802.

Contexte préalable à la reconversion

L’activité des Hospices civils de Lyon s’est recentrée sur les 4 sites principaux.

Une étude pour une restructuration de l’hôtel-Dieu, afin d’y conserver une activité de soins, a considéré l’opération trop onéreuse et peu fonctionnelle, d’où la décision de libérer le site.

Qui a eu la charge du sujet au sein de l’établissement ?

La direction des affaires techniques et la direction des affaires domaniales.

L’établissement a-t-il passé une mission auprès d’un prestataire (nom, qualifi cation, type d’étude) ?

Plusieurs études ont été menées, en amont de la décision de fermeture du site, par les Hospices civils de Lyon et la ville, chacun de leur côté. Puis, après décision de reconversion, protocole de suivi de l’opération entre HCL/Ville de Lyon/Grand Lyon et désignation d’un AMO (SERL – Lyon).

Une aide juridique a-t-elle été nécessaire ? À quel moment ? Pourquoi ?

Suivi juridique de l’opération par la direction des affaires juridiques et la direction des affaires domaniales internes.

Quels étaient les interlocuteurs réguliers au niveau des collectivités locales ?

Cabinet du maire, avec relais auprès des différentes composantes du protocole.

Commentaires sur le déroulement du projet

Au regard de la valeur patrimoniale et symbolique du site (construit grâce aux dons des lyonnais), les HCL ont toujours souhaité en rester propriétaires.

L’objectif initial était de conserver sur site un centre important de consultation. Il a donc été étudié une reconversion sur 50 % du site. La ville a étudié dès le départ une reconversion en hôtel, bureaux et commerces.

Puis, rapidement, il a été décidé de reconvertir la totalité du site, avec les objectifs suivants :

  • valoriser financièrement le patrimoine des HCL désengagé des activités hospitalières,
  • ouvrir le site aux Lyonnais et sur la ville, proposer de nouveaux espaces au public, rendre les cours et les galeries accessibles,
  • exploiter et mettre en valeur la qualité patrimoniale, l’histoire du lieu, les surfaces et la situation du site pour une reconversion complète et maîtrisée,
  • assurer la cohérence architecturale générale entre les dispositions du site et le programme,
  • inscrire l’hôtel-Dieu dans le rayonnement international de la métropole lyonnaise.

Dans le cadre du protocole tripartite (HCL/Ville de Lyon/Grand Lyon), suite à la procédure de mise à bail, et le choix de retenir le groupement Eiffage, le PLU a été légèrement modifi é, notamment sur des points spécifi ques qui nécessitaient une mise en cohérence globale à l’échelle de l’agglomération. Les différentes autorisations administratives sont en cours (dépôt de l’autorisation de travaux au titre des Monuments historiques le 28 décembre 2012).

Des fouilles archéologiques étaient en cours fin 2012/début 2013, à l’emplacement du futur parking souterrain.

Le site étant libre de toute occupation, les HCL prennent en charge le gardiennage et la maintenance du site, soit un coût d’environ 300 000 euros par an, depuis décembre 2010 (jusqu’à la réitération du bail à construction).

Quel programme de reconversion a été retenu ?

Le projet respecte les invariants qui étaient imposés dans la consultation d’opérateurs :

  • la réalisation d’un hôtel international 4 ou 5 étoiles de luxe d’une capacité de l’ordre de 120 chambres au minimum avec ses services (restauration, détentes, spa, accueil de séminaires…),
  • l’implantation d’activités commerciales (métiers de bouche et boutiques),
  • la création de surfaces réservées à des activités tertiaires,
  • la suppression du stationnement de surface et la requalification des cours,
  • passages et galeries pour les rendre accessibles,
  • pas d’accueil d’activités médicales susceptibles de concurrencer celles des Hospices civils de Lyon,
  • la prise en compte d’une approche environnementale adaptée au bâtiment.

Procédure de mise en vente retenue

La procédure de bail à construction a été retenue pour trois raisons :

  • les HCL restent propriétaires,
  • les investissements sont portés par le preneur,
  • le preneur s’engage à réaliser un programme défini.

Une consultation sur deux tours a été organisée. Au premier tour, 12 groupements (promoteur/investisseur, architecte, architecte du Patrimoine, hôtelier) se sont portés candidats, et cinq furent retenus pour le second tour.

Le lauréat fut choisi au regard d’un projet global d’aménagement et d’utilisation du site conforme aux orientations défi nies communément avec la Ville de Lyon et le Grand Lyon (création d’un comité de pilotage tripartite) et prenant en compte l’environnement économique et urbain.

Quel fut l’acquéreur ?

Un montage spécifi que d’urbanisme opérationnel (ZAC…) a-t-il été mis en place ?

Eiffage, avec l’architecte Albert Constantin (AIA), Didier Repellin, architecte en chef des Monuments historiques, et Intercontinental comme opérateur hôtelier, est le lauréat de la consultation. Un compromis de bail a été signé. La réitération est prévue courant 2013.

Le PLU a-t-il dû/pu être modifié ?

Le projet a profi té d’une révision simplifiée portant sur des éléments généraux de la presqu’île et sur une adaptation de polygone d’implantation.

Planning général de l’opération :

  • Inventaire patrimonial : décision de valorisation le janvier 2009.
  • Mission passée auprès de l’AMO : avril 2009.
  • Durée de l’étude : appel à projets lancé en septembre 2009 (candidatures) : juin 2010 (remise projets).
  • Adoption d’un projet : octobre 2010.
  • Signature du compromis : février 2011.
  • Modification de PLU : 2011 (opposable en février 2012).
  • Réitération bail : au plus tôt en novembre 2013.
  • Réalisation des travaux par l’acquéreur : 2013-2016.

Éléments à retenir

Les HCL ont toujours souhaité rester propriétaires du site, au regard de son histoire et de sa valeur patrimoniale. Le montage en bail à construction sur une longue durée le permet, ainsi qu’une rénovation en profondeur du bâti.

 

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