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Wilfrid BENARD

Enjeux

L’introduction de nouveaux outils et de nouvelles organisations de travail pour la prise en charge par télémédecine de l’AVC fait naître des besoins de montée en compétences des acteurs à qui sont confiées de nouvelles activités ou dont les pratiques professionnelles évoluent. À titre d’exemple, les agents thrombolytiques ne doivent être utilisés que par des médecins expérimentés et formés à son utilisation. Quant aux protocoles, ils doivent être mis en œuvre de manière partagée et pérenne pour assurer une prise en charge efficiente (les radiologues pour qu’ils priorisent l’AVC ; les urgentistes pour évaluer la sévérité de l’AVC notamment par le score NIHSS).

Il est donc indispensable d’élaborer un plan de formation en amont du projet définissant, pour chaque type d ’acteur, les nouvelles compétences nécessaires et les actions à mettre en œuvre pour les transmettre.

Principales actions à mener

Identifier les acteurs à former : médecin régulateur, urgentiste, neurologue, radiologue ou neuroradiologue, IDE, manipulateur de radiologie, animateur de filière, cadre de santé... et anticiper le turn-over médical et/ou paramédical.

Définir les compétences nouvelles à transmettre à chaque population pour un exercice satisfaisant de leur rôle dans l’organisation retenue. L’annexe 2 du guide méthodologique pour l’organisation des filières AVC de décembre 2011 indique les objectifs de formation pour les urgentistes et les radiologues.

Définir l’objectif des formations et leur durée. On peut identifier plusieurs finalités :

  • former à la nouvelle organisation,
  • former aux nouvelles procédures ou nouveaux protocoles,
  • former aux outils techniques.

En région Bourgogne, les formations à destination des urgentistes ont plusieurs objectifs pédagogiques :

  • reconnaître à partir des données anamnestiques cliniques et en imagerie, les patients susceptibles de bénéficier d’une thrombolyse,
  • proposer la réalisation de la thrombolyse et connaître ses contre-indications,
  • acquérir le savoir-faire nécessaire pour pratiquer l’acte,
  • maîtriser les outils de télémédecine permettant le partage d’informations (téléconsultation, téléexpertise, téléassistance, télésurveillance),
  • connaître les éléments de surveillance médicale et paramédicale pendant le traitement de perfusion et jusqu’au transfert de l’UNV régionale ou de territoire.

La formation est réalisée dans le cadre de séminaires régionaux d’une journée et est complétée par un stage de 5 jours ouvrés dans l’UNV de référence ou de recours. Elle donne lieu à la délivrance d’un certificat de formation.

Élaborer le contenu de ces formations qui peut se décliner en deux aspects :

  • formation théorique : dédiée au développement des usages,
  • formation pratique au sein d’une UNV, associée à un accompagnement de neurologues au sein du SAU pendant la première journée de mise en place de l’outil.

Le contenu de chaque volet (théorique ou pratique) est fonction du public, par exemple :

  • urgentistes : formation au regard des protocoles fournis par les sociétés savantes,
  • manipulateurs radio : formation à la mise à disposition des images dans le dossier informatisé,
  • IDE : formation à la surveillance post-traitement.

Identifier des formateurs référents en fonction du public cible. À titre d’illustration, en région Bourgogne, une formation « L’AVC en pratique, rôle de l’IDE » a été dispensée par un neurologue du CHU.

Points de vigilance et recommandations

Mettre en place un comité pédagogique composé de neurologues, d’urgentistes et de radiologues pour valider la formation théorique et pratique, évaluer les acquis et préconiser l’organisation à mettre en place pour la formation.

Mobiliser des médecins référents en tant que formateurs issus des UNV de territoire ou de l’UNV de recours, et des structures d’urgence déjà intégrées au dispositif. Ce peut être un binôme urgentiste-neurologue qui dispense une formation médicale théorique au sein de chaque établissement concerné, ou bien un responsable régional désigné par l’ARS pour dispenser les formations à la procédure médicale auprès des urgentistes.

Compte tenu des mobilités, mettre en place un tutorat au sein des établissements pour accompagner l’arrivée de nouveaux urgentistes.

Bien distinguer la formation médicale de la formation à l’outil ; l’outil pouvant cependant comporter des formulaires qui soient le rappel des protocoles et ainsi contribuer à la pérennisation de la formation médicale.

La formation médicale doit aborder la dimension information du patient qui doit intégrer une information spécifique sur le procédé de télémédecine (rôles et identités des professionnels, protocoles des coopération, modalités d’enregistrement des données etc.). La formation doit également rappeler les spécificités du recueil du consentement du patient, pour l’acte médical réalisé par télémédecine lui-même mais également pour l’hébergement des données médicales, le cas échéant.

Évaluer la capacité de neurologues de sous-spécialités autres que vasculaires à appliquer les protocoles de prise en charge de l’AVC et les former avant leur intégration à la garde.

Mettre en place des outils de suivi puis d’évaluation de la formation, en s’appuyant par exemple comme l’ont fait les régions pilotes, sur les coordonnateurs de filière :

  • tableau de suivi de l’activité des formations : effectifs, calendrier…,
  • tableau de mesure des taux de formation par population cible,
  • tableau de suivi des mutations des personnels formés.

Renouveler les formations, d’une part pour permettre l’intégration des nouveaux acteurs (prise en compte du turn-over des urgentistes notamment) et, d’autre part, pour maintenir l’usage par les acteurs en place. La formation des cadres de santé peut permettre qu’ils assurent des relais internes lors des changements au sein de l’équipe IDE.

Actualiser le contenu des formations au regard de l’évolution des procédures de prise en charge de l’AVC ou des outils. Il peut être confié à un médecin animateur du parcours de soins AVC le soin de suivre le déroulement des formations et de proposer les ajustements à y apporter tant en termes de contenu que de forme.

Illustrations

À retrouver sur le site de l'ANAP

  • La Société française neurovasculaire, la Société française de médecine d’urgence et la Société française de neuroradiologie se sont accordées pour proposer un document commun sur la formation des urgentistes à l’identification des candidats à la fibrinolyse et à la réalisation de ce traitement en accord avec les recommandations nationales et en lien avec l’UNV de territoire. (6 mars 2012).
  • Livret de stage « Formation des urgentistes à la téléfibrinolyse » (Bourgogne)  : objectifs pédagogiques, programme de la formation, évaluation des acquis.

Autres liens

« Guide méthodologique pour l'élaboration des programmes régionaux de télémédecine » réalisé par la DGOS en décembre 2012 et qui décrit, à la page 49, les impacts du projet Télé-AVC Nord-Pas-de-Calais sur les pratiques professionnelles en matière de compétences.

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