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Glossaire

Contexte

La population carcérale d’Ile de France dépasse les capacités des établissements pénitentiaires de la région. Les unités sanitaires et les SMPR peinent dès lors à répondre à la demande de soins des personnes détenues. C’est pourquoi, plusieurs unités sanitaires recourent depuis 1997 à la télémédecine en lien avec leur établissement sanitaire de rattachement ou un service référent expert.

Une première expérience de télémédecine a déjà été éprouvée entre l’unité sanitaire de Bois d’Arcy et le Centre Hospitalier André Mignot du Chesnay. A partir de cet exemple, l’ARS Ile de France a décidé d’étendre l’usage de la télémédecine à toutes les unités sanitaires de la région.

Le projet de l’ARS, énoncé dans son PRT, est de développer en priorité la télémédecine en dermatologie en déployant son usage sur les 13 unités sanitaires franciliennes, les services de dermatologie de recours étant celui du CH Victor Dupouy d’Argenteuil et celui du CHU de Saint Louis (AP-HP). Mais elle envisage également de le faire pour d’autres spécialités : ECG, orthopédie, ophtalmologie, biologie, orthopédie, endocrinologie et radiologie.

Organisation initiale

L’Ile de France est dotée de 13 Unités sanitaires (12 depuis la fermeture temporaire de la prison de la Santé), de 4 SMPR et d’un Etablissement Public de Santé National à Fresnes (EPSNF).

L’unité sanitaire de Bois d’Arcy, qui constitue une unité médicale du CH de Versailles, est pionnière dans l’utilisation de la télémédecine. Plusieurs dispositifs concernant différentes spécialités ont été mis en place depuis 1997 avec ce Centre Hospitalier :

  • Télé expertise en radiologie (1997),
  • Télé expertise en électrocardiographie (1997),
  • Téléconsultations d’orthopédie (2005),
  • Rétinographie via le réseau OPHDIAT (2007).

Pour la dermatologie, un partenariat a tout d’abord été mis en place avec l’hôpital Ambroise Paré en 2009. Depuis février 2012, les téléconsultations en dermatologie sont effectuées avec le CH d’Argenteuil. A compter de cette date, sur le premier mois, 16 télé-expertises pour 15 patients ont été réalisées.

Exemple de l’Unité sanitaire de Bois d’Arcy

La maison d’arrêt de Bois d’Arcy compte en moyenne 900 détenus pour 500 places. Son Unité Sanitaire assure également l’offre de soin pour la maison d’arrêt pour femmes de Versailles (60 places) et le centre de détention administratif de Plaisir (40 places).

L’unité sanitaire compte 120 passages par jour pour 2 500 patients de file active annuelle.

L’unité sanitaire est composée d’un box d’urgences, un cabinet dentaire, une salle de radiologie reliée au PACS du CH de Versailles, une salle pour l’ophtalmologie et une salle d’examens permettant la télémédecine.

Cette Unité Sanitaire dispose de 2,5 ETP de médecins généralistes, 12 IDE, 1 cadre de santé, 1 ETP chirurgien-dentiste, 2 MER, un temps partiel de pharmacien et 2 préparateurs en pharmacie et enfin 2 secrétaires.  

Cette offre médicale est complétée par 1 vacation d’ophtalmologie par semaine et 1 vacation de gastro-entérologie et pathologies virales (VIH, VHC,VHB) par mois.

Le SIH du CH de Versailles est étendu à l’unité sanitaire, le patient est donc créé dans la gestion administrative dès son arrivée, souvent après création de la carte vitale du patient par l’unité sanitaire.

Projet initial

A partir de l’exemple donné par l’unité sanitaire de Bois d’Arcy, l’ARS Ile de France souhaite déployer l’usage de la télémédecine à toutes les unités sanitaires de la région.

Pour cela, la démarche inscrite dans le PRT consiste à capitaliser sur des usages déjà expérimentés et validés par les professionnels.

Une évaluation de la première phase du projet de télé dermatologie et l’élaboration des prérequis pour étendre à d’autres spécialités de recours permettra d’envisager la généralisation de la solution pour couvrir tous les besoins des unités sanitaires et SMPR.

Le calendrier initial du projet s’étend sur 18 mois :

  • Cadrage du projet (confié au GCS D-SISIF) et création de modules de formation : 3 mois
  • Spécifications de la solution technique : 3 mois
  • Procédure de consultation pour l’acquisition de la solution technique: 6 mois
  • Déploiement de la solution technique et organisationnelle : 6 mois

Réalisations

L’ARS a mandaté le GCS D-SISIF pour procéder au recensement des besoins des 13 unités sanitaires.

Parallèlement, le GCS a lancé un appel d’offres relatif à la conception d’une plateforme régionale de télémédecine à laquelle l’ensemble des unités sanitaires auront accès et qui permet notamment l’échange sécurisé de données (photos, contexte clinique, compte-rendu…) entre l’unité sanitaire et le centre expert. Cette plateforme pourra être utilisée pour d’autres spécialités que la dermatologie. Il est prévu à terme que cette plateforme soit migrée vers la plateforme régionale de télémédecine ORTIF.

Les besoins sont estimés à 1000 téléconsultations de dermatologie par an.

En janvier 2014, le déploiement concerne 5 unités sanitaires pilotes et l’Unité Hospitalière Securisée Interégionale de FRESNES (UHSI).

Dès juin 2014, 11 unités sanitaires sont déployées, l’unité sanitaire de Fleury étant encore en cours de déploiement.

Les experts requis (dermatologues) se trouvent dans deux centres référents (CH d’Argenteuil et CH Saint Louis à Paris) ; le lien est établi entre l’unité sanitaire et l’un des centres experts mais pas vers un professionnel de santé en particulier. Le choix de l’établissement référent se fait selon les habitudes de collaboration des professionnels.

Le médecin coordonnateur de l’unité sanitaire prend des clichés avec un dermatoscope et formule une demande d’avis via la plateforme qui la transmet au centre expert choisi.

La définition des formulaires a été réalisée avec un médecin référent de chaque site expert. Ce document d’échange entre le requérant et le requis sera commun à l’ensemble des unités sanitaires. Il est à noter que les deux experts ont également défini la qualité minimum requise du matériel d’interprétation afin que soit lancée la consultation d’acquisition.

Perspectives à venir

Les prochaines étapes du projet consistent à :

  • Réaliser à l’automne 2014 un retour d’expérience avec l’ensemble des unités sanitaires déployées.
  • Etendre l’usage de la télémédecine en unité sanitaire à d’autres spécialités médico- chirurgicales.
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