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En tant que centres de référence en oncologie dans leurs régions respectives, les dispositifs développés par les équipes « précurseuses » ont été conçus dans un souci commun d’assurer une égalité d’accès aux soins. Quel que soit leur stade d’avancement, la dimension territoriale a été prise en compte dès le stade de conception des projets.

Par ailleurs, la complexité du montage de ce type de projet et les coûts associés ont incité dans certains cas à une mutualisation des moyens et de l’expertise associée pour ne pas les cantonner au seul périmètre de l’établissement porteur du projet.

Appli-Chimio

Le projet Appli-chimio a été conçu avec le soutien financier de l’ARS Île-de-France dans une logique territoriale pour couvrir également les besoins des patients n’ayant pas accès facilement à un professionnel de santé de proximité afin de garantir une égalité d’accès aux soins à tous les patients pris en charge par l’Institut Curie. ONCO-RIF, l’OMEDIT Île-de-France et les établissements partenaires sont parties prenantes au projet en tant que membres du comité de pilotage. Le suivi des patients à domicile ne relevant pas exclusivement de l’Institut Curie, les médecins des établissements associés sont impliqués dans ce dispositif de télésuivi pour les patients de leur périmètre géographique.

CAPRI

L’IGR étant un centre de référence national en oncologie, son projet « CAPRI » a également vocation à répondre aux besoins des patients du département 94, voire au-delà. Le projet CAPRI présente une dimension territoriale forte. Il existe une collaboration étroite sur ce sujet entre l’IGR Gustave Roussy, le réseau Onco 94 comme support de la Plateforme d’appui territoriale (PTA) de l’Ouest 94 et le projet Terris@nté piloté par l’ARS. Cette collaboration porte plus généralement sur la coordination du parcours de soins ville-hôpital dont l’environnement favorise le déploiement de CAPRI, expérimentation dédiée au télésuivi des patients sous anticancéreux oraux.

Serious Game « ChimiOrale »

Dans la stratégie du groupe Vivalto Santé, un déploiement du dispositif est programmé sur les autres établissements ayant une activité d’oncologie, avec une montée en charge progressive. Ce déploiement nécessite un accompagnement des établissements dans leur démarche pour repenser et adapter l’organisation en place afin d’implémenter l’outil.

Par ailleurs, sollicité par des établissements de soins hors du groupe Vivalto Santé, ce dernier met en place les dispositions avec son prestataire pour industrialiser les outils et les rendre non exclusifs à l’utilisation du groupe.

My CLB

Le système est conçu dès le départ dans une acception régionale grâce au déploiement de SISRA29 à l’échelle de la région Rhône Alpes permettant de faciliter les échanges et le partage d’informations relatives aux patients avec tous les professionnels libéraux. MyCLB permet de disposer d’une vision territoriale. Tous les patients sont connectés à une messagerie sécurisée. Le médecin traitant a accès à toutes les informations qui sont intégrées dans son logiciel de gestion patient au cabinet. L’échange est automatisé et tracé. Les acteurs du premier recours étant d’ores et déjà acculturés à un outil de partage d’information, l’intégration d’un module dédié au télésuivi des patients sous anticancéreux oraux dans le système MyCLB en est d’autant facilitée.

Moovcare

À ce stade, le dispositif n’a pas été conçu pour un suivi des effets indésirables qui reste une perspective à venir mais plutôt une surveillance des symptômes de la pathologie qui est basée sur un principe de télésuivi à domicile. Des modules vont être intégrés à la prochaine version pour la gestion des effets indésirables des traitements oraux, et la détection précoces des aplasies. Cependant, il convient de noter que le développement du dispositif ne se limite pas seulement à la clinique Jean Bernard du Mans comme établissement porteur, mais il associe d’ores et déjà plusieurs centres dont un CHU, deux CH et un ESPIC, l’Institut de cancérologie de l’Ouest – Centre Paul Papin CLCC d’Angers, avec le soutien institutionnel de la Société française de radiothérapie oncologie (SFRO).

THESS : dispositif connecté et sécurisé de délivrance des traitements oraux avec application de disease management cancérologique

Encore à l’état de développement, le projet « THESS » a été conçu sur une base de partenariat entre l’institut Sainte-Catherine à Avignon et l’institut Paoli Calmettes de Marseille.

LMCoach

Le dispositif LMCoach est un portail d’envergure nationale qui s’adresse à tous les patients atteints de LMC. À ce stade, il n’intègre pas un module d’aide à la décision pour la gestion des effets secondaires, mais il est plus axé sur l’information des patients, la gestion des rendez-vous médicaux et le rappel des prises des médicaments pour favoriser leur adhésion au traitement. Ce qui représente une première étape essentielle dans un dispositif de télésuivi à domicile pour répondre à la problématique de l’isolement des patients et de leur coupure du milieu hospitalier.

Le développement de ces dispositifs ne peut se limiter au seul périmètre géographique de l’établissement porteur. Afin de faciliter un passage à l’échelle, ils doivent être réfléchis dès leur conception à un niveau territorial voire plus pour permettre l’égalité d’accès aux soins aux patients et la mutualisation des moyens en termes de ressources et d’expertise avec les établissements associés.

Au regard de la restructuration de l’offre de soins qui s’opère dans la prise en charge du cancer, le développement de ces projets gagnerait :

  • À s’inscrire dans la restructuration territoriale de l’offre de soins avec la mise en oeuvre des GHT. Ces derniers, créés par la loi de Modernisation de notre système de santé, visent à mettre en place un maillage territorial autour d’un projet médical afin de proposer une offre intégrée des soins. Ces GHT viennent en complément des différents modèles de coopérations existants : partenariats public-privé, coordination des soins de premiers recours et établissements de santé et maillage régional de coordination et de concertation inter-établissements (Centres de coordination en cancérologie pilotés par l’INCa) ;

  • À s’articuler avec les dispositifs existants, à l’instar notamment du projet TerriS@nté en Île-de-France, qui poursuit notamment comme objectif l’interopérabilité des différents systèmes existants des établissements de santé, des structures médico-sociales, des réseaux de santé, etc. Cette interopérabilité devrait faciliter la mise en place d’un compte patient comprenant un Plan personnalisé de soins (PPS), des informations contextualisées, la dématérialisation de démarches administratives et un dossier patient de coordination, centralisé et partagé entre les différents intervenants, patients et professionnels de santé.

« En tant qu’association nationale, nous pensons qu’il est primordial que chaque patient puisse bénéficier des mêmes solutions et des mêmes soins. Il est important que ce sujet soit porté au niveau national.

En effet, il existe d’excellents outils destinés aux patients, mais qui restent géographiquement localisés et ne bénéficient donc pas à tous les patients. Il est absolument nécessaire de réfléchir à la base au développement des dispositifs de façon globale permettant de mutualiser les ressources dans l’intérêt des patients ».

Mina Daban

Présidente de l’association LMC France

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