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Ces notions structurent la production des indicateurs d’un ou plusieurs domaines fonctionnels.

De manière transverse :

  • Le calcul des indicateurs HOP’EN doit être pragmatique par rapport aux pratiques en place dans l’établissement ;

  • L’établissement doit présenter une méthode fiable et robuste. Il doit expliquer sa méthode de calcul, préciser les sources des données utilisées et la période de mesure. Il doit également présenter le contexte de l’établissement et ses caractéristiques organisationnelles.

Quel est l’impact de la mise en place des GHT et de la convergence des SI ?

La mise en place des GHT et la convergence attendue des SI est une évolution majeure depuis le programme Hôpital Numérique et dont le programme HOP’EN tient compte.

Chaque établissement est en charge de la production des indicateurs dans le respect des règles définies dans le guide des indicateurs. L’établissement support valide les indicateurs au regard de la stratégie de convergence du SDSI du GHT. Dans le cas d'applications uniques au sein du GHT sur un domaine, le mode de calcul des indicateurs correspondants doit être le même pour tous les établissements sein du GHT.

Il revient à l’établissement de s’assurer de la qualité/complétude de ses indicateurs.

Quelles données prendre en compte ?

Les indicateurs HOP’EN sont calculés à partir de l’ensemble des données nécessaires à la prise en charge du patient quelle que soit leur origine, interne ou externe, à savoir :

  • Les données issues du SIH de l’établissement ;

  • Les données issues d’autres SI (prestataires externes, etc.) ou de documents non électroniques. Pour ce faire, l’établissement a 2 possibilités :

    • Développer des interfaces avec les outils des prestataires concernés ;

    • Scanner les documents papier de façon si possible automatique pour leur intégration automatique dans le DPI.

Comment calculer le nombre de séjours ?

Le nombre de séjours peut être calculé à partir des données du PMSI ou de la GAP. La principale difficulté concerne l’hospitalisation en séances. Bien que cela ne soit pas recommandé par l’ATIH, il est possible de regrouper plusieurs séances en un seul séjour, en particulier pour la chimiothérapie, la radiothérapie et l’hémodialyse. Selon les modalités retenues par l’établissement, seront comptabilisées les prescriptions par venue ou par séjour (si regroupements de plusieurs venues en un séjour).

De manière pragmatique, l’établissement reprend sa définition de séjour, selon ses pratiques propres, et en cohérence avec les données de son PMSI.

Il faut prendre en compte les séjours concernés d’hospitalisation complète et à temps partiel (jour, nuit, chirurgie ambulatoire, séances radiothérapie, séances dialyse, séance chimiothérapie).

Chaque établissement précise son périmètre.

Les séjours à prendre en compte sont tous les séjours concernés par l’indicateur réalisés durant la période étudiée. Les séjours débutés avant ou durant la période sont donc à prendre en compte, qu’ils se soient terminés avant la fin de la période ou non (à l’exception de l’indicateur D2.4 pour lequel seuls les séjours terminés sont à prendre en compte).

C’est donc une évolution par rapport à Hôpital Numérique qui proposait de comptabiliser tous les séjours et non pas les séjours concernés par le thème de l’indicateur.

Comment mesurer la mise à jour du DPI ?

Il s’agit d’exploiter les traces des actions réalisées (consultation, modification, suppression) pour objectiver la consultation du DPI. Il faut relever la trace d’au moins une des actions suivantes réalisée par un professionnel de santé :

  • Une observation ;

  • Un recueil de données (ex. IMC, surface corporelle, etc.) ;

  • Une transmission ;

  • Une prescription suivie d’une administration.

Comment dénombrer tous les CR d’examens prescrits et produits pour l’établissement (concerne les domaines D1 et D3) ?

Si l’entité juridique produit elle-même tous les examens réalisés pour les patients, il lui est relativement facile de retrouver le nombre d’examens produits.

Dans un certain nombre de cas, dénombrer tous les comptes-rendus d’examens se heurte à plusieurs difficultés :

  • Les supports de prescription sous forme papier ou électronique (structurée ou non) sont multiples ;

  • Une prescription peut contenir un ou plusieurs examens à réaliser dont les comptes-rendus peuvent être regroupés en un seul ou séparés ;

  • Une prescription peut ne pas avoir été exécutée à la suite d’un changement de la prise en charge médicale du patient ;

  • Le plateau technique peut produire des examens à destination de patients extérieurs, ou de patients anciennement hospitalisés.

En pratique, le dénombrement de la totalité des comptes-rendus (calcul du dénominateur) peut s’effectuer à partir du logiciel métier du plateau technique :

  • Établir une liste des prescripteurs de l’établissement en exercice sur la période de mesure de l’indicateur ;

  • À partir de chaque logiciel de plateau technique d’imagerie, de biologie et d’anatomopathologie ayant réalisé les examens, sélectionner des comptes-rendus d’examens produits sur prescription de praticiens de la liste pour répertorier et dénombrer l’ensemble des comptes-rendus d’examens prescrits et produits pour l’établissement lors d’un séjour.

Qu’appelle-t-on un compte-rendu structuré ?

Ce paragraphe concerne les CR de biologie et la lettre de liaison de sortie.

Le guide des indicateurs de la DGOS définit le niveau d’exigence à respecter pour ces comptes-rendus.

3 niveaux sont à distinguer :

  • Le compte-rendu non structuré au format PDF ;

  • Un CR dont l’en-tête est structuré ;

  • Un CR structuré respectant le CDR2 de niveau 3. L’ensemble des champs du CR est structuré selon le format défini dans les spécifications de l’ANS.

Les comptes-rendus sont :

  • Créés informatiquement ;

  • Scannés (de préférence avec un en-tête structuré CDA R2).

Pour les domaines 1 et 6, l’intégration des données selon le cadre d’interopérabilité défini par l’ANS (format structuré CDAR2 niveau 3) donne lieu à un forfait de financement intégrant un bonus de 20% du forfait standard :

Illustration des 3 niveaux de structuration CDA-R2 - ANS

Qu’appelle-t-on « consultable » ?

Toutes les modalités de consultation des comptes-rendus électroniques sont possibles dans le respect des droits d’accès et la juste identification du patient :

  • Par le Dossier Patient Informatisé de l’établissement ;

  • Par le système de production du plateau technique (système d’information radiologique, système de gestion de laboratoire, etc.) ;

  • Par des concentrateurs intermédiaires (serveurs régionaux, etc.) ;

  • Par le système de GED interne.

Qu’appelle-t-on lettre de liaison de sortie ?

La lettre de liaison de sortie est un élément clé de la continuité des soins. Elle doit être signée par un médecin de l’établissement et adressée au médecin de ville ou à la structure de transfert, et remise au patient le jour de sa sortie. Elle résume les conclusions de l’hospitalisation et établit des préconisations de prise en charge après la sortie afin d’assurer une bonne coordination « hôpital/ville » ou « hôpital/structure de transfert ».

Un texte définit le contenu et les conditions de transmission de la lettre de liaison : Code de la santé publique - Article R1112-1-2.

La HAS a publié une fiche descriptive de l’indicateur de qualité et de sécurité des soins « Qualité de la lettre de liaison à la sortie » (QLS) en MCO : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2015-12/fiche_descriptive_qds_mco_9.12.2015.pdf.

Pour les domaines 1 et 6, l’intégration des données selon le cadre d’interopérabilité défini par l’ANS (format structuré CDAR2 niveau 3) donne lieu à un forfait de financement intégrant un bonus de 20% du forfait standard : Volet de la lettre de liaison.

Qu’appelle-t-on plan de soins unique ?

Le plan de soins unique permet :

  • De visualiser les prescriptions de médicaments, les demandes d’actes médico-techniques et paramédicaux, pour un patient ou un ensemble de patients, par jour et par heure ;

  • D’effectuer le suivi de l’administration ;

  • D’enregistrer les actes effectués et les éventuels commentaires associés.

Par rapport au programme Hôpital Numérique et dans le contexte de la convergence des SI de GHT, il est désormais indiqué le plan de soins doit être unique au sein de l’établissement, ce qui signifie qu’à tout moment de la prise en charge d’un patient, le plan de soins est consolidé dans une seule application pour le soignant.

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